Carte du "camino frances"

http://www.chemins-compostelle.com/Leschemins/Camino%20frances%20carto.html

dimanche 24 juin 2012

Epilogue !!!


Dimanche 24 juin…Je suis rentrée le 20 : Procrastination, quand tu nous tiens !  La preuve, je retarde sans cesse le moment de conclure ce blog  en me promettant chaque jour de le faire incessamment et même avant !...évidemment !
Merci à ma bonne vieillotte de sœur d’avoir consciencieusement maintenu en vie ce petit journal que nous avons commencé dès nos premiers jours de grandes randonneuses, et que pour des tas de très bonnes raisons, je n’ai pas pu continuer  ( clavier querty, 2 ordinateurs pour 250 pèlerins, pas le temps  d’écrire, etc… )

Merci à tous ceux qui perdaient un peu de leur précieux temps à lire nos bêtises et trouvaient le moyen de faire des commentaires : c’était un merveilleux moteur pour raconter encore plus de niaiseries et Dieu sait que de ce côté, nous ne donnons pas notre part au chat !
Epilogue, donc, j’ai dit !

Non, non, je ne ferai pas de discours philosophique sur « l’esprit du chemin » : je ne l’ai pas rencontré, il devait se cacher quelque part derrière un bosquet au moment où je passais…Mais c’est une sacrée expérience tout de même, que je recommande vivement aux fêlés de tout poil.
Une évidence pour moi : la vie de nomade me convient parfaitement. Plutôt celle de l’escargot, d’ailleurs,  avec 6 kg de choses indispensables dans la coquille, plus deux bâtons, et  mon bien le plus précieux : mes godasses !!  C’est tout, et ça suffit largement.  Je suis effrayée par tout ce qui remplit mes armoires : on se casse vraiment la tête avec des tas de trucs inutiles…il y a du tri dans l’air, je vous le dis !  

Je modère mes propos : il faut avoir des euros pour partir 3 mois de chez soi.  Pour la partie française, il en faut même beaucoup, mais heureusement  beaucoup moins  pour la partie espagnole.  Le temps des pèlerins qui vivaient de la charité est révolu  mais j’ai tout de même rencontré quelques irréductibles qui se risquent dans l’aventure (3 en 3 mois, qui faisaient la manche devant les églises…je ne vous le conseille pas, ils n’avaient pas bonne mine)
En vrac : quelques conseils pour ceux qui sont tentés par le périple,  quelques cous tordus aux  idées reçues, et quelques confirmations de ce qu’on m’avait dit tout de même avant mon départ ! Je mettrai aussi des photos, quand j’aurai compris comment on fait pour les mettre à l’endroit…C’est pas gagné !
Quelques conseils :
Les pieds !
Si je n’avais pas eu peur de déclencher une émeute, je me serais agenouillée devant mes semelles tous les soirs, en remerciant mon podologue. Si vous voulez ne pas avoir de crampes insupportables, consultez ce Dieu des marcheurs qui vous rectifiera la voûte plantaire et l’empêchera de s’effondrer au bout de quelques centaines de km….
Au lieu d’attendre d’avoir des ampoules, collez un truc sur votre peau là où vous sentez qu’il y a un frottement (et donc une future ampoule). Pareil pour l’arrière des chaussures quand elles commencent à s’effilocher. Un bout de collant, et c’est la fin du supplice.  Le préventif, c’est mieux !  Et le soir, après la douche, bichonnez vos petits petons avec amour, tortillez-vous les orteils dans tous les sens, et les chevilles pareil, avec n’importe quelle crème bien grasse.  On a l’air très bête dans cet exercice, mais c’est fou ce que ça fait du bien !
Le sac à dos (30 litres, Salomon)
J’ai la fierté de dire que le mien faisait des envieux par son poids plume…Suffit de chasser l’inutile, et à ce petit jeu, je suis une experte. Je vous livre le contenu de mon chargement…En déclarant officiellement que je n’ai jamais manqué de quoi que ce soit (J’ai même dépanné des pèlerins qui avaient des sacs énormes, mais justement pas ce dont ils avaient besoin… Des années de scoutisme, ça sert…)Le principe de base est d’équilibrer correctement le contenu.  Et au bout de quelques jours, on ne le sent même plus.
-          Un sac de couchage ultra-light (en France, on fournit des couvertures dans les gîtes. Pas la peine de s’encombrer d’un énorme duvet lourd et encombrant. En Espagne,  il y en a aussi presque partout, sauf là où il fait généralement chaud)
-          Un petit sac de nuit, contenant pyjama (léger ! pas en pilou !!)  et lampe frontale
-          Un sac de fringues de rechange (1 pantalon, 1 T-shirt,  2 paires de chaussettes,  1 pull polaire léger, 3 sous-  vêtements et c’est tout….En arrivant au gîte, on prend sa douche, et on lave ses fringues du jour, qui sont sèches le lendemain matin.  Et on sent bon ! )
-          Une trousse de pharmacie réduite au strict minimum : de l’aspirine !...et du collant pour protéger les pieds (voir plus haut, section « pieds »).  En France comme en Espagne, soit on est moribond et on va consulter la faculté, soit on a un petit bobo de rien et on va à la pharmacie du coin. Pas la peine de prévoir tout ce qui pourrait nous arriver comme horrible chose : du sirop contre la toux,  par exemple, ça pèse lourd dans un sac…
-          Une trousse de bric à brac :  5 pinces à linge, 1 petit nécessaire de couture, 3 épingles à nourrice
-          Un drap de bain (comme les vêtements, en tissus ultra-light)
-          Une petite trousse de toilette : savon de Marseille (pour soi et pour laver le linge),  déodorant, brosse à dents et dentifrice, petits ciseaux,  crème Nivea ou autre, shampoing petit format, peigne, et ça suffit pour être propre et sentir bon ! 

Ça, c’est  pour l’intérieur du sac. Ne pas oublier qu’il faut rajouter au-dessus le pique-nique du jour. Là aussi, il faut bien calculer son coup, et ne pas craquer sur la promotion du super-mercado qui propose 2 Kg de pommes pour le prix d’1 !
Les petites poches de ceinture doivent contenir ce dont on a besoin sans arrêt. J’avais dans la première de l’écran total, un couteau suisse, et une petite cuillère (pour manger mon yaourt du pique-nique !), et dans la seconde le chargeur de mon téléphone (parce que souvent il faut profiter des pauses dans les bars pour le recharger. Vu le monde dans les gîtes en fin de journée, les prises disponibles sont rares ! Pas pour autant qu’il faut vider son sac à dos dans le café pour trouver le chargeur, hein ! )

Les poches latérales contenaient chacune une bouteille d’eau d’un demi-litre…A ce propos, je ne sais pas si les « tendinites » sont le résultat d’un manque d’eau, mais même dans la Meseta, par 40° à l’ombre ( y a pas d’ombre, dans la Meseta, d’ailleurs…) je n’ai jamais du boire plus d’un quart de litre d’eau….et je n’ai jamais eu de tendinite pour autant….je ne conseille pas de ne pas boire, je m’étonne de cette obligation de boire quand on n’a pas soif. Au sujet de l’eau : il existe chez nature et découverte un système de « tuyau » adaptable sur n’importe quelle bouteille. C’est mieux que ces poches à eau qu’on ne peut pas laver et qui deviennent vite débectantes à voir (selon mon sens de l’hygiène, hein ! )

Une banane me servait à mettre ma carte d’identité, mes beaux euros et ma carte bancaire, des kleenex, et mon téléphone. Dans la poche supérieure du sac à dos, guides, credential (indispensable en Espagne pour avoir une place dans les gîtes ! donc doit être accessible immédiatement  à l’arrivée de l’étape !)), gants, casquette,  cape de pluie (attention : prendre une cape avec des manches !!! Sinon, on ne peut pas se servir de ses bâtons sans avoir les bras trempés….souvenir  glacé de l’Aubrac ! )

Et voilà….Fin de l’épilogue 1 !
Il y aura un épilogue 2 avec les photos….Suffit d’attendre !



jeudi 21 juin 2012

20 JUIN 2012 : RETOUR A MISEREY-SALINES....

Chantal la Jacquette est arrivée A PIED chez elle !!! mercredi 20 juin en fin d"après-midi, après quelques 36 heures de bus depuis Santiago (sans fermer l'oeil).

Je l'ai vue très brièvement : elle était encore toute bizarre, un peu noyée dans la marée de ses vieilles frusques pleines de larves de punaises de lit...Elle "baygonne" et "sac-de-poubellise" à tour de bras !

Pour ceux et celles qui ont envie de la voir, patience ! elle va atterrir en douceur ces prochaines heures.

Son fiston Max nous prépare un festival de photos, et Chantal peaufine certainement une rafale d'anecdotes croustillantes pour le blog.



samedi 16 juin 2012

SANTIAGO !!! 2100 kms à pied (au moins)

Voilà, elle est arrivée au but aujourd'hui vers 13 heures : à midi, elle finissait son sandwich de chorizo à 2 km de Santiago, histoire de saucissonner tranquille, je suppose !

On appelle les pèlerins de Saint-Jacques: "jaquets". Et au féminin, ça fait "jaquette" ??

Je n'écris pas FIN, car je suppose que Chantal voudra mettre son gros grain de sel, et faire, si possible, un résumé de son "camino" dès son retour.
Donc:

                                    A SUIVRE !....mais dans quelques jours seulement

vendredi 15 juin 2012

Encore vendredi 15 juin, la suite

Reçu ce soir un message de Chantal :

"18 km de Santiago ! je les ferai demain matin. Je viens de me faire 3 jours à 29, 27 et 26 kilomètres...finalement, on y arrive !  mais pour l'ultime journée de marche, je me contenterai d' une promenade de santé.A bientôt ! "


Et puisque ce blog nous sert en fait de "journal de bord", il faut aussi que je donne des nouvelles de Françoise, pèlerine grenobloise avec qui nous avons fait un petit morceau de chemin, dans l'Aubrac : elle va recommencer la route en août, jusqu'à Moissac.
Ce printemps, elle a dû ralentir, puis stopper sa marche, pour avoir voulu aller vite vite vite !! résultats : d'horribles ampoules plantaires, et l'apprentissage de ...la lenteur !
Elle s'est arrêtée après Aumont-Aubrac, où nous avions passé une si belle soirée de rigolade+++, grâce à Chantal qui avait alors fait un spectacle pour la promotion (absolument gratuite !) de ses croks , avec la complicité, absolument gratuite elle aussi,d'une autre pèlerine,Michèle, embauchée pour la démonstration du confort absolu des godasses en question...!!  (voir les messages autour des 10-11 avril ; à Aumont-Aubrac)
C'est vraiment sympathique d'avoir des nouvelles de ces "frères et soeurs" de marche !

Vendredi 15 juin : avant-dernière étape !

(voir la carte dans le message précédant)

Hier, avec Simone et Chantal S., nous avons appelé Chantal : elle arrivait tout près d' ARZUA où elle a passé la nuit. Elle avait hier soir encore 40 kilomètres à parcourir avant Santiago.
Les chaussures sont bien délabrées, mais finiront le chemin "coûte-que-coûte", a décrété Chantal.
Jusque là, pas la moindre autoroute, elle n'entend même pas de voitures, et le chemin est...un chemin ! peut-être y a-t-il eu des aménagements ? car on lit n'importe quoi sur cette partie du chemin, qui longerait une autoroute.
Samedi, elle arrivera à Saint-Jacques en début d'après-midi , elle espère voir se balancer l'énorme encensoir, censé délivrer de bonnes odeurs d'encens pour lutter contre la puanteur des pèlerins (d'autrefois? car il me semble que les pèlerins d'aujourd'hui se lavent et lavent leurs vêtements, plus ou moins régulièrement..).
 Elle recevra sa "compostella", sorte de certificat de pèlerinage délivré par les autorités éclésiastiques espagnoles.
Elle passera une nuit à Santiago, c'est ce à quoi chaque pèlerin a droit s'il a fait à pied au moins les 100 derniers kilomètres, puis elle ira au cap Finistère, prendra un train pour Hendaye à La Coruna , comme font tous les pèlerins.
 A Hendaye, il y a des cars pour tous les coins de l'Europe..Arrivée à Besançon le 19 juin ???

mardi 12 juin 2012

MARDI 12 JUIN : PORTOMARIN

CARTE ICI

Je viens de parler assez longtemps avec Chantal : elle est toujours aussi ravie, la Galice est superbe avec une végétation qu'elle ne (re)connaît pas.Il pleut un peu tous les jours ! Mais elle est à 88 kms de Santiago , où elle arrivera le 16 comme prévu : elle a programmé ses étapes, et arrivera à Compostelle le 16 en début d'après-midi. Elle partira rapidement à Fistera, puis reviendra en bus à Miserey-Salines !

Elle pourrait écrire "un roman" sur la pathologie des pèlerins : égoïstes et malappris, trop souvent, ils n'ont aucun respect du sommeil d'autrui, et ne font aucun effort pour quitter les dortoirs doucement à 3 ou 4 heures du matin..J'aurais adoré !...(et bien sûr ça ne m'étonne pas du tout).

Elle racontera à son retour comment elle a dû appeler le SAMU espagnol...en espagnol, car elle a sauvé un petit pépé étalé devant chez lui, le nez dans la poussière : elle a trouvé, au fin fond de ses neurones, de quoi expliquer en espagnol aux régulateurs du SAMU l'état du papy, et aussi qu'elle ne pouvait pas l'examiner car il était "gardé" par deux molosses furibonds !! émotion, émotion ! mais elle a peut-être sauvé une vie sur le Chemin (miracle ??).

Notre ami Didier, que nous avons suivi pendant toute la traversée de l'Aubrac, est arrivé à Santiago il y a deux jours, il a pris le "Camino del norte", et Chantal espère bien le revoir à Santiago pour savoir (enfin !) à quoi ressemble ce chemin.

Je lui ai dit ce qu'on raconte ici sur les derniers kilomètres avant Santiago, à savoir que le Chemin longe une "deux fois deux voies" sans charme et même dangereuse : Chantal dit qu'elle n'a pas vu l'ombre d'une autoroute depuis son arrivée en Espagne !! Fin mot de l'histoire dans quelques jours !

J'ai hâte de la revoir ! mais je la plains d'avance pour la fin de cette aventure drôlement stimulante et merveilleusement reposante.

Message personnel à notre "webmaster" Max :
 Si tu lis ce blog- histoire de prendre des nouvelles de ta mother- tu as pu constater qu'en voulant modifier la carte, j'ai accidentellement fait sauter les coquilles, les président et ex-président....(je voulais mettre la carte du camino avec toutes les étapes, pour mieux suivre le trajet final).
Si tu peux les retrouver, merci d'enregistrer le blog sur une clé (...c'est possible?...)

samedi 9 juin 2012

SAMEDI 9 JUIN : CEBREIRO FRANCHI !!

Carte ICI

Voici le message que je reçois à l'instant (ce samedi à 14h30):
"Coucououou! 
Cebreiro franchi ! suis dans une auberge au sommet : vue magnifique sur la Galice, mais il fait 6°C et on se les gèle!...
Mais je suis passée sous la barre des 150 kms !  Bizz" Chantal


PS :
Quelques informations en vrac: Chantal arriverait autour du 16 juin à Santiago. Les pèlerins ne peuvent y être hébergés qu'une seule nuit, en raison de leur nombre.
Elle quitterait donc Santiago dès le 16 ou le 17 juin, pour prendre un car vers Capo Fistera : là, il semble que les pèlerins dorment sur la plage (grottes ?), brûlent leurs vieux habits et jettent leurs chaussures..(mais ça m'étonnerait que Chantal jette ses fidèles chaussures !! pas une ampoule, pas une talure, RIEN !! elle les aime, je vous le jure !)
Ensuite, bus Eurolines pour...Besançon-Valentin, à 500 m de chez elle ..Il y a quasiment 24h de route : elle arriverait donc le 19 ou le 20 juin : tenons-nous prêts !! (ne pas oublier que "l'atterrissage soudain dans le quotidien" est assez brutal, et quelque peu déprimant..)

jeudi 7 juin 2012

Jeudi 7 juin :Villafranca del Berzio, plus que 180 kms à faire!!

La carte du "camino":   ICI

Je n'ai pas appelé Chantal hier soir. Je suppose qu'elle gravit en ce moment la sierra qui fait la "frontière" entre Castille plate et sèche, et Galice vallonnée et très humide.
J'ai reçu d'elle une carte trop drôle, que je vais tenter de mettre sur ce blog (ce n'est pas gagné...)
La météo pour la Galice était hier ...TRES humide . J'espère qu'elle n'a pas perdu l'habitude d'être mouillée !!!


SMS de Chantal ce soir :


"Suis à Villafranca del Berzio, à 180 kms de Santiago et première étape de Galice : il pleut comme en Bretagne ! Vais sortir ma capette, mais il fait doux"






mercredi 6 juin 2012

Mercredi 6 juin : Ponferrada- ?

Pour suivre le "camino": cliquez ICI

Chantal a dû passer la nuit à Ponferrada. Je ne sais pas jusqu'où elle marchera aujourd'hui, mais elle marchera en pensant spécialement à notre amie Fernande qui aimerait tant  faire ce chemin, et qui lui a fourni le guide du "camino frances".

Ce soir, nouvelles fraîches (j'appellerai)

lundi 4 juin 2012

Lundi 4 juin : Rabanal del Camino

Pour voir la carte du trajet, cliquez ICI


Message de Chantal:
"Coucou, j'arrive à Rabanal del Camino ! je traverse une forêt de pins, et le chemin est magnifique, bordé de lavandes et de genêts odorants. 1091 mètres d'altitude, donc un tout petit peu d'air frais!
Demain, je passe à la "Croix de Fer" avant d'arriver à Ponferrada : il doit rester environ 225 kms avant Santiago !"

dimanche 3 juin 2012

En pratique,si elle a dépassé LEON, il reste 14 grosses étapes

Voir    ici    pour suivre le trajet de Chantal.
Voici, en gros, les étapes qui lui restent avant le BUT !

Leon-Hospital de Orbigo : 36km (2 étapes)
Hospital de Orbigo-Astorga : 16,5 km
Astorga-Rabanal del Camino : 21,5 km
Rabanal del Camino-Molinaseca :25,9km
Molinaseca-Villafranca del Bierzo : 31 km (certainement 3 étapes entre Rabanal et Villafranca)
Villafranca-O cebreiro : 27,9 km en montée continue
O Cebreira-Tricastela : 21 km
Tricastela-Sarria :18,5 km
Sarria-Portomarin : 22,6km
Portomarin-Palas del Rei: 25 km
Palas del Rei -Arzua : 29,5 km
Arzua-Lavacolla : 29,6km
Lavacolla-SANTIAGO de COMPOSTELLA : 10,2 km 

+ Santiago- Cabo Fisterra : 87 km...

vendredi 1 juin 2012

Vendredi soir, appel téléphonique à Chantal

Elle est à Leon..Il fait très chaud, elle marche le matin, le plus tôt possible, et prend le temps de visiter les villes l'après-midi (avec une glace à la clé).
Demain, elle est à Astorga.
Elle trouve toujours tout très bien, avec enthousiasme !
Elle est seulement un tout petit peu inquiète à l'idée d'"escalader" le Cebreiro dans deux ou trois jours..


SMS reçu ce jour à 15h54

Suis à Leon, comme prévu ! je pars visiter la cathédrale et manger une glace^^ Bizz
Serai à Saint-Jacques le 16
Chantal

Vendredi 1 juin : patience !

Patience , vous n'aurez des nouvelles que ce soir, quand j'aurai téléphoné à Chantal !

jeudi 31 mai 2012

Jeudi 31 mai : nouvelles indirectes et bonnes

Nouvelles par Lionel : Chantal en excellente forme, ravie de son aventure (...qui laisse Lionel pantois et admiratif ! à juste titre).

Selon lui, elle restera seulement un ou deux jours à Santiago, avant de revenir en bus (avec Eurolines) jusqu'à...Dijon (et ensuite, "elle n'aura plus que 3 jours de marche pour revenir à la maison" , dixit Lionel mort de rire) .

Mais à mon avis elle va marcher quelques jours supplémentaires pour aller jusqu'à la mer, à  Finistera , là où les pèlerins d'autrefois brûlaient leurs vieilles nippes, et "renaissaient" bien propres et lavés de tout péché....

mardi 29 mai 2012

Mardi 29 mai : message de Chantal (sms)

"Salut ma vieillotte !
Suis à Salagun, ai dépassé la moitié du chemin espagnol ! me restent 350 kms.. et le Cebreiro pour bientôt !
Dans deux jours je serai à Leon". Chantal

Commentaires:
-sa vieillotte, c'est moi, hélas.
-le Cebreiro est un village très en altitude, avec une grande montée qui fait peur aux pèlerins, c'est bien aussi difficile que Roncevaux,mais c'est l'entrée en  Gallice, province de Compostelle!
-si elle continue à ce rythme, elle arrivera à Santiago dans une douzaine de jours, c'est-à-dire vers le 10 juin, comme elle le prévoyait.

ULTREIA, ma jeunotte !!

lundi 28 mai 2012

27 mai : un vrai message de Chantal !


27 mai.
oui oui, je ne quitte presque plus la jolie casquette, et non non, malgre les vives recommandations de ma chere soeur, je n arrive toujours pas a absorber des litres d eau . je suis de la race des chameaux au sens propre et peut etre bien aussi figure...et je suis toujours aussi dubitative sur l utilite de se noyer pour echapper aux celebres tendinites tant redoutees des pelerins...en tous cas, je suis la preuve formelle du contraire

Je suis en ce moment a Corrion de los condes et toujours sur cette Meseta torride mais absolument sublime. Ces etendues vertigineuses de champs traversees par un chemin de terre qui n en finit pas doivent sans doute etre difficiles en ete mais en ce moment, les bles sont verts et plein de coquelicots et de bleuets, et le trefle est en fleurs. C est vraiment magnifique. je fais des photos mais je ne peux pas les passer sur le blog...
Demain, petite etape de 18 km seulement, seul village au milieu du desert. Il faudra ensuite faire 24 km pour retrouver la civilisation -obligee de couper ce trajet en deux, car je ne veux pas risquer de me trouver dans l obligation de faire les 42 km, si je ne m arrete pas au premier et unique village existant, faut pas pousser quand meme -

Je serai a Leon le 1 juin et aux environs du 6 ou 7 juin a Ponferrada.

J aurais beaucoup a dire sur "les pelerins", le meilleurs et le pire. Par exemple, je ne comprends toujours pas la raison pour laquelle des 4 heures du matin, une frenesie endiablee s empare de tout le monde -sauf de moi, vous l aurez coimpris, car j ai le reveil laborieux, c est peu de le dire.-
aux aurores nacrees alors qu il fait encore nuit noire, ils s ebrouent tous, font et refont leurs sacs a dos, ouvrent cent fois les fermetures eclair, froissent des sacs en plastique...tout ca pour partir au moins une heure plus tard, en meme temps que moi, au final, qui me leve la derniere; vive le scoutisme qui m a au moins enseigne l art de l organisation d un sac a dos...

Je progresse en espagnol, oui oui oui, ma chere claire ¡ j arrive maintenant a avoir des conversations qui sortent du simple vocabulaire de la bouffe et du dodo et je gagne une solide reputation d interprete qui me fait bien rigoler tout de meme. J ai une cour de Japonais a mes trousses -meme leur anglais est incomprehensible, alors l espagnol...
bref il y a souvent de quoi rire, mais je m apercois que parler la langue du pays ouvre souvent des tas de portes - c est fou le nombre de vieux espagnols qui me serrent dans leurs bras ^^

j aurais des tas de choses a raconter mais je galere trop avec les claviers qwerty alors je vais aller faire dodo

bons baisers a tous

jeudi 24 mai 2012

Jeudi 24 mai , petit sms

Je parlais hier de nouvelles FRAICHES... La fraîcheur, c'est ce qui manque à Chantal ! elle attaque la "meseta" de sinistre réputation : pas un seul arbre sur plusieurs dizaines de kilomètres...et ce matin, il faisait 32°C .
Elle dit que c'est très beau, j'espère qu'elle a pris beaucoup d'eau, et qu'elle porte bien la jolie petite casquette de Toufik....
A suivre : elle en a pour plusieurs jours !

mercredi 23 mai 2012

Mercredi 23 mai : BURGOS !

Elle y est, j'ai eu un SMS tout à l'heure ! Il paraît que c'est une belle ville. A tout hasard, je lui ai envoyé le "mode d'emploi "du blog, elle ira peut-être dans un cyber-café, et on aura plein de nouvelles fraîches...

lundi 21 mai 2012

Nouvelles de Chantal ce soir lundi 21 mai

Elle est à environ 50 km de Burgos, dans un petit village dont elle n'a pas pu dire le nom  ; il fait froid, avec une petite pluie fine et glacée : pour pouvoir utiliser ses bâtons sans être trempée jusqu'aux coudes, elle a dû acheter un K-way...déjà délabré, dit-elle.

Elle vient de traverser une région magnifique, sous le soleil, c'était formidable. Elle a fait une allergie au soleil, avec grattage ++ surtout au niveau des mollets : du coup, la période de pluie va lui permettre de cicatriser !
Il reste environ 550 kms pour arriver à Santiago, soit environ 20 jours. Ensuite, il lui faudra penser au retour, et ce sera difficile, semble-t-il ! elle se sent "comme un poisson dans l'eau", dit-elle .

 Elle marche seule, à son rythme, et retrouve un couple le soir assez régulièrement : la femme est très sympa, mais il semble que l'époux eût pu bénéficier de mes services (au temps déjà lointain où j'étais psychiatre..)...

Les gîtes en Espagne sont deux fois moins chers qu' en France (elle dit : environ 5 euros, contre plutôt 12-15) , mais la nourriture est devenue aussi chère qu'ici . Elle craque sur le turon, bien sûr...
Les chaussures vont tenir le coup, mais elle a dû acheter de l'élastoplast, préventivement, car l'intérieur du talon s 'effiloche.

Elle a revu, au hasard des étapes,Didier, un jeune gars du pays basque qu'on a suivi pendant toute la traversée de l'Aubrac. Et un jeune monsieur sympathique que je pensais être un curé déguisé en pèlerin "normal", et qui en fait est un musicien (flutiste) .

Bref, tout va BIEN !!!




jeudi 17 mai 2012

Chantal a parlé à Claire...de l'Espagne, bien sûr !

La pèlerine est RAVIE , joyeuse, enchantée : elle était hier à Los Arcos, dans la Rioja, et c'est semble-t-il une région absolument magnifique, avec des villages qui à eux seuls, méritent que l'on marche pendant 2 mois  . Paysages de vignobles, extraordinaires eux aussi !! bref, chacun sait maintenant où il va partir en vacances !!!
Tout va donc très bien pour Chantal, sauf ses chaussures qui faiblissent.
Elle dit aussi qu'il fait terriblement chaud : et dire qu'on a eu si froid quand nous marchions ensemble !
Bref, tout va bien.
Nouvelles "au compte-gouttes", car elle a un tout petit forfait téléphonique. Mais je crois qu'elle peut recevoir des sms gratuitement (mais je n'en suis pas sûre, allez-y mollo).

mardi 15 mai 2012

Message de Chantal, le 15 mai soir

Petites nouvelles fraìches du jour 
Je viens d arriver a Estella, 22 km apres Puente de la Reina. Ces deux petites villes sont absolument magnifiques et valent a elles seules les km a pied. A voir absolument pour les afficionados de l art roman
En plus, le paysage est a couper le souffle. On sent l approche des plateaux de Castille depuis quelques km: la vegetation est nettement plus arride
Que dire des conditions du pelerin ?...hum...il suffit d imaginer les pensionnats du debut du 19eme. Entre 25 et 40 personnes dans des lits superposes, des grognements divers et varies, des odeurs pas toujours appetissantes en fin de nuit, mais paradoxalement, on finit par s adapter et on ne prete plus tellement attention a tous ces petits details qui dans la vie courante nous feraient grimper aux rideaux. Je crois aussi que 25 km dans les pattes provoquent un sommeil de plomb que rien ne saurait troubler ¡

Je crois que la meilleure facon de decouvrir une region, c est A PIEDS ¡¡¡ il m aura fallu du temps pour l admettre...moi qui aimais bien faire vroum vroum, me voila toute contrite ¡ 

Mes godasses commencent a manifester quelques deffaillances (l interieur cote talon a tendance a partir en quenouille) . elles ont interet a tenir encore 650 km (ce au il reste a parcourir avant Santiago): Je les ai prevenues que je les balancerais dans l ocean a Finisterra, mais pas avant ¡

Terminés, les donneurs de lecons sur "le chemin" et sa philosophie . la derniere en date, c etait a saint jean Pied de Port. Cote Espagne, les longs discours et les moralisateurs, si il y en a, sont anglais, allemands, japonais, et ca aide a ne rien comprendre ¡

Voila pour aujourdhui. Si mon cher fiston ou mon estimable soeur veulent bien mettre ce topo a sa place, ce sera parfait ¡sinon, pas grave ¡

Je vais aller visiter cette charmante ville medievale de Estella et vous salue tous ¡
Hola ¡¡

samedi 12 mai 2012

Voyez des nouvelles "en direct" de Chantal

Je suppose qu'elle n'a pas su (pu ?) mettre un commentaire à la bonne date, aujourd'hui 12 mai, elle a écrit quelque chose après la note du 8 mai....Mais c'est du tout frais, de ce soir semble-t-il.

Modification : j'ai fait copié-collé du message, voir ci-dessous

hellooooo a tous 
je peine a ecrire sur ce clavier espagnol mais je vous remercie tous de suivre mes aventures ¡

je suis dans un gite a larrasoaña, a une vingtaine de kilometres de Pamplona. Mes amis de douleur marchent avec moi et a 3, nous arrivons a maitriser la lamgue de Cervantes.
Il fait une chaleur a peu pres aussi insupportable qu il a fait froid dans l Aubrac et nous avons franchi le Rubicon, a voir la couleur de nos joues 

Mais c est le bonheur d etre en espagne : je me demande si je n ai pas marche 1200 km rien que pour ce plaisir de revoir ce pays 

j arrete la mes blas blas blas je n ai plus de ñonaie a mettre dans cette machine du diable 

bizatous 

chantal

vendredi 11 mai 2012

Nouvelles de Chantal vendredi soir 11 mai

Appel téléphonique à Chantal ce soir avec Claire :

Elle est en Espagne, dans un camping à environ 5 km de Roncevales, dans un bungalow très joli. Elle est passée par Valcarlos, pas par le col de Roncevaux.
Demain, elle se rapproche de Pampelune, et elle a dévoré une plaque entière de turon !
Ce matin, départ très tôt car hier la chaleur était terrible : du coup,elle était arrivée au refuge dès 15 heures. Le ciel est un peu orageux, mais la météo annonce une semaine splendide.
Elle parle espagnol, et elle a trouvé une élève, une malheureuse pèlerine qui voyage avec elle depuis quelques jours !
Avec ses nouveaux amis, ils partent tôt le matin, ils essaient d'éviter les villes comme étapes, mais s'arrangent pour faire les visites culturelles assez tôt dans la journée, à cause de la chaleur.
Il paraît que la route du col par Valcarlos était magnifique, en sous-bois,  bien que fatigante car il faut franchir le col à 1000 mètres d'altitude en partant de très bas.Elle était très contente de ce choix.

Après Roncevaux, il reste 780 kms pour atteindre Compostelle !! une paille pour elle qui en a donc déjà fait plus de 1300 .. Elle pense "boucler" le tout pour le début juin, ça fera trois mois de marche !




mercredi 9 mai 2012

Petit rappel de la situation

Chantal marche vaillamment , elle a atteint le pied des Pyrénées , elle doit franchir dans les deux jours à venir le fameux col de Roncevaux : pourvu qu'il fasse beau !
Elle peut lire le blog et tous les commentaires sur son super téléphone, mais elle ne peut pas trop mettre de messages.
 De plus, dès qu'elle passera la frontière , elle coupera définitivement son téléphone pour ne pas payer des sommes folles avec internet SAUF...si son fils parvient à lui trouver un forfait "étranger" à un prix raisonnable..et il faudrait qu'il se dépêche !!!...

mardi 8 mai 2012

Mardi 8 mai soir : message de Chantal

Appel téléphonique ce soir de Chantal : elle est à OSTABAT , la journée a été très difficile, avec des collines et ...une chaleur lourde ! (pluie ce matin quand même). Elle sera demain à Saint-Jean-Pied-De-Port , où elle attendra un colis avec son petit sac de couchage et divers objets que ses fils ont dû lui expédier ces derniers jours en poste restante. Dans deux jours , elle sera en Espagne !!!
Pour elle tout va bien, mais ..on reparle des punaises de lit !!  Apparemment, le gîte municipal de Malasq (?) en est infesté, une des pèlerines qui a partagé ce gîte avec Chantal a dû consulté un médecin, et elle est sous corticoïdes, après avoir été piquée partout par les punaises et fait une réaction allergique majeure ! Je frissonne à l'idée que ça aurait pu m'arriver,quand je pense à ce que j'ai pu me gratter après quelques piqûres au visage, dans l'Aubrac.
Elle a vu aujourd'hui une magnifique chapelle, ne sait plus où car c'était un nom basque difficile à retenir : chapelle entretenue depuis la nuit des temps par quatre familles, il y a des peintures et des fresques du XII° siècle, superbes. C'est certainement autour d'Ostabat, maxi 20 kms puisqu'elle l'a visitée aujourd'hui.
Elle est ce soir avec des gens sympathiques, dit-elle , j'ai entendu qu'on l'appelait pour le "souper" .

lundi 7 mai 2012

Nouvelles de Chantal

J'ai parlé hier (ou samedi ? ) avec Chantal au téléphone : elle va bien, IL FAIT BEAU !!!! , elle était dans un petit gîte avec trois autres personnes, dont une femme sympa qui marche avec elle et qui "popote" aussi avec elle. (Elle m'a remplacée drôlement vite ! mais bon...)
Normalement, aujourd'hui lundi, elle est en plein Béarn, elle dit qu'on voit au loin les Pyrénées qui se rapprochent : le spectacle était déjà somptueux depuis Aire-sur-Adour, ça doit être magnifique, surtout s'il fait beau !
J'espère que le beau temps durera pour la montée à Roncevaux, et vraiment, je l'envierai un maximum : c'était déjà génial en voiture, alors à pied !!!
Pour moi, retour au pays (très heureusement surprise par le travail fait par les jeunes pendant le WE de Pâques dans ma maison, plus qu'à continuer..).
Je loge chez Claire depuis hier soir, et je n'ai pas encore fait le tour des popotes familiales et autres.
Nouvelles demain de la pèlerine. Elle doit mettre des photos, de travers bien entendu..

vendredi 4 mai 2012

Message de Chantal reçu ce soir vendredi

"24 km aujourd'hui : départ à 8 h du matin, arrivée à 13 h !!j'ai mis le turbo. Gîte municipal avec machine à laver: le bonheur , et pas de pèlerins casse-couilles.
Ai donné consignes à Toufik pour pas rentrer mes affaires dans la maison, mais dans cabane de jardin ! "

mercredi 2 mai 2012

2 mai, on se promène !

Départ ce matin après le petit déjeuner pour une promenade dans le pays Basque, comme prévu. Par chance, il faisait un temps magnifique et depuis l'espèce de balcon de notre chambre, à Aire sur Adour, on voyait toute la chaîne des Pyrénées qui resplendissait sous la neige...C'était une journée idéale pour la franchir à pieds, et j'espère que dans une dizaine de jours, quand je serai au pied de la côte pour le faire, ce sera la même chose...Rêvons un peu, que diable !

J'ai serré les fesses un certain nombre de fois lors de l'expédition sur les petites routes défoncée et terriblement étroites qui escaladent la montagne, surtout quand quelques locaux surgissaient inopinément dans un virage, obligeant ma soeurette à piler à très peu de mètres du vide...
Les chevaux sont en liberté dans les près escarpés et semblent ne pas redouter les horribles prédateurs en voiture. Aucune barrière nulle part ne les empêche de traverser les chemins, et c'est plein de poulains tout jeunes, forcément, à cette époque de l'année. Comme d'habitude, j'ai bêtifié à outrance...

Et nous sommes allées prendre une collation en Espagne, évidemment ! Sans nous forcer, nous étions à l'heure espagnole pour le repas de "midi", puisque nos pérégrinations dans les montagnes à la recherche d'une route vaguement acceptable pour une automobile ont duré un certain temps ! Il me semble qu'il devait bien être deux heures et demi de l'après-midi...Je n'ai pas pu m'empêcher de penser que sans même faire exprès, il suffit qu'on passe la frontière pour adopter illico les habitudes locales...Je croyais être mentalement conditionnée, habituée que je suis à fréquenter ce pays, mais visiblement, Martine l'est aussi. Et nous avons mangé comme des ogresses, en buvant un petit vin de la Rioja . Oui, on pourra affirmer qu'on a fait un pèlerinage autour des vins, et pas seulement en France !

Nous sommes en ce moment vautrées sur le lit, de retour à Aire sur Adour. Martine se cultive en lisant un journal (genre magasine de salles d'attentes de dentiste) après avoir -je crois- capitulé sur les mots croisés ou un truc du genre. Demain, on se quitte ! Elle remonte vers le nord, et je reprends mon sac et mes bâtons pour repartir où nous étions aujourd'hui....Sauf que ce qu'on a fait en une journée, il va me falloir 10 jours pour le faire à pieds. Amusant, finalement !

Pour mes amis et famille qui suivent ma vadrouille et ne sauront plus trop où j'erre, voici le programme des réjouissances pour les guibolles, dans les jours qui viennent :

3 mai : Aire sur Adour - Arzacq-Arraziguet (18 km)
4 mai : Arzacq - Pomps (20 km)
5 mai : Pomps - Maslacq (19 km)
6 mai : Maslacq- Navarrenx (19 km)
7 mai : Navarrenx- Aroue-Ithorots-Olhaiby (15 km)
8 mai : Aroue-machin -Ostabat (21 km)
9 mai : Ostabat - Saint Jean Pied de Port (20 km)
10 mai : St Jean - Orisson (8 km de montée archi raide ^^)
11 mai : Orisson-Roncevaux (16 km de montée raide....et une belle descente )

Pour la suite...j'essaierai de trouver quelques endroits dotés de ces engins informatiques avec ces claviers diaboliques qui mettent des virgules sur les "n" et deux "ll" même quand on ne leur demande rien

en attendant, l'Espagne -Ollé !- je vous embrasse tous et vous remercie d'avoir eu la patience de lire nos sottises presque quotidiennes !

BON VENT !!!!!

Mercredi soir, retour à Aire-sur-Adour

Nous rentrons d'une très très belle et longue ballade , tout d'abord vers le pays basque vers Itxassou, puis nous avons tenté de passer à Roncevaux (Espagne) par la "route" Napoléon.
Tentative ratée, il faut absolument passer à pied..Nous sommes redescendues par des routes plus qu'improbables, et vertigineuses ! , pour prendre la voie "normale", par Arneguy.
Paysages merveilleux+++ et ensoleillés ! Presque la haute montagne, sans être haut, puisque le col piéton passe à 1400 m d'altitude, et le col "voitures" à 1000 m environ.

Nous avons mangé EN ESPAGNE !! (bien, copieux, pas cher) , nous sommes allées jusqu'à Roncevales (=Roncevaux), puis redescendues à la frontière pour acheter des choses aussi indispensables que des clopes (Chantal) ou du chorizo (moi)..et du turon, bien entendu.

Roncevaux est assez beau, il y a quatre maisons, mais grandes ! tout le monde dit que l'accueil y est très réfrigérant (bonne soeur pas sympa), mais le lieu a de la classe.
L'église est kitchissime !!(donc j'adore) et on y exploite à fond le "touriste-pèlerin". ..

Ce matin, spectacle magnifique des Pyrénées au loin, couvertes de neige, dans le soleil. On ne les voit pas aussi bien ensuite, quand on va trop à l'ouest.

Les rivières sont impressionnantes , les eaux sont en furie et couleur de terre ! et la terre est gorgée d'eau, les champs transformés en marécages dans toutes les Landes : ça va être dur de marcher sur les sentiers si la pluie revient !
Nous venons de mettre une rafale de photos en vrac, et Chantal est en train de calculer ses futures étapes.

Message perso à notre webmaster : Bon anniversaire, Max !  on a beaucoup pensé à toi aujourd'hui, il y avait plein de Zarrozazes... Je t'embrasse fort.


mardi 1 mai 2012

1° mai, repos des guerriers

Et nous voilà arrivées dans des lieux connus, qui nous rappellent tant de souvenirs de famille ! Quel plaisir de retrouver les forêts de pins et ces petites villes du sud-ouest aux noms parfois impossibles à prononcer !
Aujourd'hui, c'est la journée de liberté pour les pieds. Pas de raison qu'ils ne profitent pas eux-aussi de la fête du travail, hein ! Alors nous avons fait du tourisme, assises dans une voiture ! nous avons fait vroum-vroum sur les routes landaises. Et pour fêter la fin du "Compostelle de Martine", nous referons vroum-vroum demain pour une virée au pays basque avant de nous séparer.
Il me reste 113 km à faire avant d'atteindre Saint-Jean-Pied de Port, suivis d'une grosse, grosse montée d'une petite vingtaine de km pour arriver à Roncevaux...et l'Espagne (j'aime l'Espagne, elle me colle au coeur et j'aurai une pensée émue pour ma "petite" soeur Claire en entendant les premiers glapissements ibériques ! ). Ce sera aussi la fin de ma participation au "blog des soeurs", puisque l'ordinateur va repartir avec sa propriétaire !

Un grand merci à Cricri et Gugu, qui ont eu l'immense courage de faire...plus de 800 km pour venir nous retrouver à Moissac et faire les pèlerins avec moi jusqu'à Auvillar ! Ils trottaient d'un pas vaillant, devant moi, et je m'amusais de les voir se retourner de temps en temps pour s'assurer que ça suivait derrière. Par une chance absolument insensée, inespérée, pas une seule goutte de pluie pendant toute la promenade le long du canal. (mais pour ne pas déroger à l'ordinaire, le ciel a vidé toutes ses tripes de nuages et de flotte en fin de journée)

Dehors, il y a un festival de chants de grenouilles...Il a tellement plu que les champs tout autour sont transformés en marécages. Je n'ai jamais de ma vie entendu un tel vacarme : même les ronflements dans les dortoirs feraient pitié à côté, c'est pas peu dire ! Mais ça n'empêche pas ma grande soeur de dormir comme un nourrisson. Et je vais tenter de l'imiter !
bonne nuit à tous les fous qui lisent encore nos fadaises !

Mardi 1 mai : SOLEIL toute la journée !!

Hier soir, nous avons dormi dans un hôtel assez minable à Agen (genre Formule 1) : télé jusqu'à "point d'heure", et..réveil à 7 heures du mat' par un appel de Lionel à sa dulcinée ! C'est qu'il est fidèle, le gaillard, il ne rate pas un jour , mais habituellement il attend qu'on soit levées , lavées et en route. Il semble très inquiet à l'idée que j'abandonne Chantal, mais c'était bien entendu dès le départ que je n'allais PAS à Compostelle. Je pense que Chantal se débrouillera parfaitement, elle sera loin d'être seule sur le chemin !! Bien sûr, elle part toujours du mauvais côté , je ne désespère pas de lui faire adopter systématiquement l'usage de la boussole.
Ce soir, nous sommes à Aire-sur-Adour : nous avons eu du mal à trouver l'église Sainte-Quitterie, pourtant inscrite au Patrimoine Mondial, et de plus, elle était fermée !! mais elle était superbe avec sa façade au soleil couchant (photos).
Il est vrai que sur le chemin de Saint-Jacques nous avons fort peu de renseignements culturels, ou architecturaux, ou seulement touristiques, même si on passe systématiquement par toutes les églises.C'est dommage, et un peu frustrant. Bien sûr, il faudrait se charger de plus de livres ou de guides, mais ..il faut les porter.Heureusement, souvent Charles-Louis nous informait d'avance sur ce qu'il valait mieux ne pas rater..

Avant d'arriver à Aire-sur-Adour, puisque nous sommes en voiture, nous sommes passées par le lotissement de la Forêt, à Mont-de-Marsan : petit coup d'oeil rapide, la maison n'a pas changé, il y a beaucoup de fleurs. Nous avons essayé de voir Françette et Georges , mais ils n'y étaient pas, ils étaient parti pour la journée à Capbreton.
A peine rentrée chez elle, bien sûr, Françette voulait nous héberger, mais nous étions déjà installées dans notre hôtel. Au moins, nous avons pu parler un peu avec elle au téléphone, et Chantal lui a promis de s'arrêter chez elle pendant son voyage de retour.

Et ce soir, petite émotion : depuis le balcon de notre hôtel, on voit très bien.. les Pyrénées !! toutes blanches de neige, et dans une lueur bizarre de nuages violets, mais quand même : on les voit !
Le gérant de l'hôtel dit qu'il fera encore à peu près beau demain : du coup, Chantal est ok pour aller manger demain midi avec moi à Itxassou , au pays basque ! J'ai gardé de cet endroit un merveilleux souvenir, grâce à Sissi et Bob, et je ne veux pas repartir "dans le Nord" sans y faire un petit arrêt.

Et jeudi matin, aux aurores nacrées, je déposerai ma soeur sur son Chemin , et je rentrerai dans mon petit "chez moi" ( car : "Heureux qui comme Ulysse..").
Petit "chez moi" non seulement sans eau chaude, Claire, mais sans eau du tout ! je vais devoir trouver quelque squat pour quelques jours .

lundi 30 avril 2012

Lundi 30 avril, autour d'AGEN (hors chemin...)

J'ai promis de parler du musée de la faïence d'Auvillar...
Comment le faire sans blesser les bonnes gens qui se dévouent corps et âme pour leur village ???
Disons que je n'en ai pas compris la muséographie : il y avait effectivement quelques assiettes décorées, pas vilaines, mais je n'en voudrais pas chez moi.
Il y avait aussi une salle très remplie de tout ce que les braves villageois avaient dégotté dans leurs greniers ou caves,et qu'ils pensaient susceptible d’interresser le pékin.
Le musée est couplé avec le musée de la batellerie qui comporte aussi, curieusement, une salle d'astronomie : pourquoi ?? .
 Comble de malchance, j'étais la seule et unique visiteuse. Voilà pourquoi j'ai eu droit à une visite guidée très approfondie par une anglaise qui vit à Auvillar depuis vingt ans, mais qui a pieusement conservé un accent anglais à couper au couteau, qui fait que je n'ai pratiquement pas saisi la substantifique moelle du lieu...
J'ai dû retenir un terrible fou-rire : je repensais à la description du musée de Chamonix par Samivel, dans un bouquin dont j'ai bien sûr oublié le nom  (je vous souhaite de le connaître, et de le relire...vous passerez un bon moment ! et si quelqu'un me rappelait le titre, ce serait super sympa)..

Ce soir, nous fêtons notre séparation ! j'ai réussi à enlever Chantal sur son chemin juste avant Lectoure, et comme tout ce qui est "pèlerin- pèlerinage-ou compostelle" me sort par les yeux, nous sommes dans un hôtel à Agen : demain, lever quand on veut, le petit-déj' est servi jusqu'à 11 heures !!! depuis le 10 mars, il faut pratiquement partir des hébergements à 8 heures du mat'..
J'avoue ne plus supporter les discours chaque soir répétés des cinglés qui en sont à leur Xième  pèlerinage, sans pouvoir expliquer cet étrange passion autrement que par "la Mââgie du Chemin".
Magie qui , hélas ?, est restée totalement sans effet sur moi . Mais j'ai aimé vivre dehors tout le temps, avec si peu de choses dans le sac, quand le temps était supportable.
Même les premières averses avaient leur charme : ôter ses vêtements trempés et en remettre des bien secs, après une douche brûlante, se coucher tôt et se lever tôt, avoir l'impression que l'on peut aller comme ça au bout du monde si on en a envie, juste avec ses pieds, c'est..le pied !
Mais comme chacun le sait , "l'enfer c'est les autres". Et bien sûr je précise que ce n'est pas à ma soeur ni à ses amis que je pense !!
Nous avons acheté notre petite bouteille de Madiran, des TUC (mais pas les classiques, c'est fête, ce sont ceux au "cheese").
Demain, dès que j'aurai pu parler à Sylvain (pour savoir si oui ou non il y aura de l'eau chez moi et quand), je remonterai vers le nord..
Chantal regarde sur ses tablettes (Michelin et Miam-miam-Dodo) où je devrai la déposer pour qu'elle continue sa route...Moi qui étais prête à franchir les Pyrénées avant de rentrer ! mais elle ne veut pas "sauter" des étapes, tant pis pour elle.

PS : Chantal a fait 466 kms depuis Le Puy en Velay jusqu'à Lectoure , et moi 413 kms (jusquà Moissac).
Il faut ajouter pour Chantal : Miserey-Le Puy  431 kms selon via michelin
et pour moi Montbrison -Le Puy : 102 kms selon via michelin

En fait, on a sûrement fait plus (contournement très large de plusieurs villes, etc..)

Total Chantal : environ 900 kms (au moins)
Total Martine : environ 515 kms (au moins)

PAS MAL, NON ??

Dimanche soir, suite

Eric exige que je fasse un démenti : en effet, le gîte est absolument extraordinaire, il y a bien un four, une superbe cuisine, et le repas fut somptueux : petites pommes de terre à l'eau avec "bibelkaas"-maison (Eric), plein de bonnes choses en salade (champignons, tomates, oignons ,) et une superbe tisane à la menthe qui a eu un immense succès au gîte !..
Demain, départ Cricri et Eric. Pas encore pu débaucher Chantal.. mais moi c'est décidé je rentre,mais peut-être pas directement ni immédiatement : j'en ai assez de la pluie, et surtout, des gîtes et de la collectivité. Je trouve que j'ai bien résisté ! depuis le 10 mars.
Il est l'heure du coucher : 22 h !!  je succombe aux charmes du coucher très tardif. Demain, je raconterai le musée d'Auvillars....

dimanche 29 avril 2012

Dimanche 29 avril midi, à Moissac, encore

Folle matinée de courses au marché dominical de Moissac : Eric a manifestement envie de cuisiner, il prévoit, le malheureux !, de faire griller des pommes de terre ...dans la cheminée du gîte communal d'Auvillar !!! on comprend donc rapidement qu'il va devoir quitter quelques illusions en devenant un VRAI pèlerin, mal nourri, mal logé et avec un sac trop lourd, certes, mais vide de bonnes bouteilles et autres victuailles intransportables.

Je remplis ce blog depuis la cafétéria du Leclerc de Moissac : je savoure un bon café avec la compagnie d'une superbe équipe de rugby (= plein de beaux gars, mais ils ont dû perdre le match, ils sont trop calmes), ma voiture m'attend sur le parking : enfin la vraie vie ! les trois autres crapahutent le long du Tarn, ou entre Tarn et canal des Deux-Mers, ils ont vingt bornes à faire avant d'arriver à Auvillar. J'en viens (en voiture), c'est absolument ravissant, et il y a un musée de la céramique que je vais visiter.

J'ai décidé de ne plus marcher, mais je vais continuer d'accompagner Chantal encore une semaine (maxi) : j'ai plus envie de faire mon jardin que marcher sous la pluie dans une région dont l’intérêt est quand même limité.
Si j'arrive à débaucher Chantal, nous irions directement à Saint-Jean-pied-de-Port, j'irais à pied avec elle jusqu’à Roncevaux, puis retour au pays !(elle fera le morceau qui lui manque une autre année, plein de gens le font, et c'est tout près des Landes, occasion de revenir)
A suivre !

samedi 28 avril 2012

Samedi 28 avril, la suite....

Chantal et moi sommes à Moissac depuis hier soir : hormis le cloître qui est une des plus jolies choses que j'ai jamais vue, la ville ressemble à Gray pour son animation et l'état de la plupart des bâtiments..
Ai-je déjà parlé des végétaux sous plastique qui envahissent la campagne autour de Moissac ?

Une stèle étonnante à Lauzerte

Faudrait retrouver la photo....ça représentait des indiens d'Amérique du nord... et c'était un grand monument au coeur du village..???

Moissac, samedi 28 avril par Cristina (Macricri)

Après une escale nocturne à Villefranche de Rouergue, nous avons Eric et moi rejoint Chantal à Moissac pendant que Martine profite de la pause pour récupérer sa voiture.
Après la visite de la magnifique Abbaye St Pierre, nous nous sommes promenés dans la ville profitant enfin d'une journée sans pluie à défaut de soleil. Il faut juste passer sur le coup de vent annonciatrice de flotte selon Chantal qui aime jouer à l'oiseau de mauvais augure, avec succès il faut le dire car il y a eu une petite averse le temps d'une halte caféïnée, cela malgré la profonde conviction d'Eric qui "mise sur du beau temps". Verdict demain pour la vingtaine de kilomètres qu'il faudra pour atteindre Auvillar. On suivra notre meneuse de groupe avec conviction, surtout rassuré sur son sens de l'orientation depuis qu'elle a peaufiné l'utilisation de son gps.
Chambrée à 4 pour la nuit, ouvrons les paris : qui perturbera qui cette nuit ? D'éventuels ronflements ? Déplacement nocturne ? Lumières d'extérieur ? Lit d'appoint qui grince ? Réponse demain.

jeudi 26, vendredi 27 : pas de réseau, pas de blog !

Juste à signaler le départ de Mac vendredi soir depuis Moissac : une vraie expédition ! toute la nuit + la matinée du lendemain pour faire Moissac-Vesoul...
Et moi , je suis partie ce matin à 7 heures pour revenir ce soir 20 heures avec ma voiture...
Je laisse donc la parole à Macricri, qui squatte notre chambrine car elle vient marcher avec nous et Gundard (Eric) !

vendredi 27 avril 2012

LAUZERTE, mercredi soir 25 avril



Très jolie petite ville médiévale perchée sur sa colline, mais qu'elle était longue à  atteindre!  on la voyait, toujours aussi loin, sur sa butte, depuis plus de 5 kilomètres ! Ruelles ravissantes, médiévales à souhait, avec très belles maisons, et très beaux restes architecturaux.
Hier soir, étape épatante juste après Lascabannes, chez un couple âgé extra, qui nous a chouchouté, accueilli avec gentillesse et discrétion dans leur grande maison : repas "en famille", délicieux et abondant , un vrai plaisir après une journée plutôt grise et franchement pas chaude !
A leur sujet, je corrige, bien sûr ce n'est pas du soja qui pousse mais du colza ! et du blé, de l'avoine et du seigle.
Ce soir, autre son de cloche ! le gîte municipal est manifestement une ancienne clinique, c'est vide et parfaitement glacial, tant pour l'ambiance que pour la température : il y a des convecteurs dans le "dortoir des garçons", mais dans notre "chambre de filles" (deux lits), absolument rien : deux lits, avec des éclairages style clinique, et point final ! pas de chaises, pas de table, pas de lampes, et une seule prise électrique à l'autre bout de la pièce.
Je sens qu'on va passer une nuit interressante...
 Les autres occupants sont peu bavards, il y a quelques hommes "d'un certain âge", et des allemands que je n'ai pas vu, je les ai seulement entendu dans le couloir. Mac est dans le dortoir des hommes, il aura  chaud, le veinard !
Chantal et lui ont eu le courage de descendre la butte pour aller acheter du vin : il va au moins nous falloir ça pour nous réchauffer !
Comble de malchance , il n'y a AUCUN moyen de locomotion (autre que les pieds)  pour rejoindre une gare : j'aurais volontiers profité de la présence de Mac pour fausser compagnie  à Chantal et aller chercher la voiture à Manen.Je continuerais bien encore un peu à marcher, mais ensuite la voiture sera vraiment loin (et j'aimerais bien l'avoir pour faire un petit tour au pays basque , sans pèlerins et sans marche à pied).

Chance, en explorant le gîte, on découvre une chambre parfaite avec chauffage : nous déménageons sans plus de façon !
La nuit sera moins pire que prévu, finalement .

mardi 24 avril 2012

Demain on gagne Montcuq

(Je ne pouvais pas la rater , celle-là)
Chantal me glisse à l'oreille : "on va même faire le tour de Montcuq " .
Bref, on en est à des plaisirs simples....

Encore une belle déco...





La photo qui manque montrait une merveilleuse danseuse andalouse à la robe pleine de dentelles...


Encore une passion de Chantal, posée cette fois sur notre couvre-lit en satin bleu pâle (avec volants), comme quoi on a du goût ici, et on sait assortir les matières et les couleurs.



Qui n'aime pas nos nouvelles coquilles ??

Max, laisse nous ça, dans cet ordre-là, jusqu'au 6 mai !

En attendant, nous venons de vivre un nouvel évènement météorologique : la GRÊLE sur le Causse. Le pique-nique sous des trombes d'eau, c'est vraiment très moyen : nous nous sommes tartiné deux tranches de pain en restant debout tels des bons petits chevaux sous un toit en tôle dont, entre parenthèses, je n'imagine pas l'usage.
Nous sommes arrivés trempés et demi-congelés dans une ferme qui a des chambres d'hôtes : un rêve ! grande cheminée avec du feu dans la cuisine, et chambres gigantesques avec les lits de grand'papa, et aussi ses armoires et ses couvertures piquées...J'espère qu'il y aura de la soupe au dîner ! Les hôtes sont en retraite, ils ont laissé l'exploitation à leur fille, qui avait travaillé dix ans à Paris comme secrétaire trilingue avant de revenir au pays cultiver les céréales et ...le tabac ! Comme céréale, j'ai vu beaucoup de maïs et du soja (c'est une céréale, ou pas ? j'ai un doute).

Nous sommes très près de Montcuq, à environ 4 ou 5 kms : on va vite, hein ? Demain on aura le temps de visiter un peu la ville, il paraît qu'elle est très intéressante.

Il y a bien longtemps qu'on ne fait plus le décompte des kilomètres jusqu'à Santiago, mais on a traversé la moitié de la France sans s'en apercevoir (ou presque) ! Avant le week-end prochain, nous serons à Moissac, le sud-ouest est vraiment à portée de pied.

lundi 23 avril 2012

un buron en parfait état (depuis quelques kms, on appelle ça une caselle)




Là était la belle photo d'un buron.....

Une vraie pèlerine va parler...

Oui, je souffre, du pied droit, pas celui de l'entorse : l'ostéopathe d' Aumont-Aubrac (je l'embrasse !) m'a remis la cheville atteinte en place, incroyable ! hélas, c'est l'autre pied qui me fait mal , genre contractures de la plante du pied dès le dixième kilomètre.
Je ne sais pas souffrir en silence, donc je pousse en marchant des petits cris qui n'attendrissent absolument pas Chantal ni ne la font ralentir. J'ai hâte de me faire tripoter le pied par un autre ostéopathe dès que possible...

Mac vient d'arriver trempé et à pied depuis Cahors (14 kms)...A suivre

en vrac, le 23 avril

Très beau couvent, à Veylats...je crois avoir pris une photo, d'ailleurs. Mais les promeneurs sont logés dans les communs, dont les murs sont tellement minces qu'on pouvait entendre les voisins respirer, même sans qu'ils ronflent !
Repas collectif avec "les pèlerins"très...accomplis...Hum...heureusement, à force de vivre dans le calme des sentiers, on devient (un peu) philosophe et on arrive à retenir des mots acerbes qui en temps normal fuseraient aussi sec...Ce fut un festival de lieux communs éculés sur la différence entre pèlerinage et tourisme -avec le mépris inévitable pour le second, évidemment !- et tout le bien qu'il y a à se faire du mal. Je présume que ne pas avoir d'ampoule, n'avoir  mal nulle part et apprécier tout bêtement de regarder les régions qu'on traverse comme une brave montbéliarde dans son pré conduit inévitablement dans la fournaise de l'enfer ? mince alors...

Ce soir, nous jouons à fond la carte des touristes-bovins-qui-n'ont-rien-compris, en posant nos sacs dans un hôtel en bordure d'autoroute, avec télévision au pied du lit et horrible moquette verte décorée d'arabesques et de volutes sur fond de velours...C'est très moche, mais pour une nuit, avec boules quiès (à cause de l'autoroute mais surtout, à cause des ronflements annoncés de Mac !) ça pourra aller. Mais il n'y a rien à voir, rien à visiter, rien à faire...alors que j'ai pris l'habitude, en fin de journée, de faire mon petit tour dans le village ou dans la campagne autour de nos gîtes pendant que Martine se lance à l'assaut de son lit.....

Ah  et j'ai oublié le plus important : IL PLEUT TOUJOURS ! ...
Je ne sais pas si c'est très bon pour la croissance des truffes (nous avons longé des "truffières" toute la journée) mais en tous cas, ça devient vraiment de mauvais goût, toute cette flotte ! On vient de traverser la France dans presque toute sa diagonale, vers les SUD-ouest ^^...et on se croirait en Normandie !!!
Si j'étais toute seule, et connaissant mon sens irrécupérable de l'orientation, je penserais m'être trompée de sens, mais je suis ma grande soeur qui, elle, a une boussole dans le corps (qu'elle dit ! ) en plus d'avoir mal aux pieds (en fait, c'est ELLE, la vraie pèlerine...hein ! elle souffre !! gniark !)



Lundi 23 avril, dans un hôtel entre autoroute et aéroport, dans la Z.A de Cahors-Sud....

Tout d'abord, je veux rassurer notre soeur Claire : oui , nous avons fait des procurations , notre vote est comptabilisé, mais je ne suis pas sûre que ça suffise pour éviter le pire le 6 mai.A suivre... Je dois avouer que nous n'avons absolument pas suivi la campagne électorale, mais hier soir, ça a été difficile de connaître les résultats : dans ce couvent , pas un mot n'a été dit à ce sujet ! alors que, j'en suis sûre, certains lieux de retraite s’intéressent quand même au monde, heureusement ..

Nous sommes dans un hôtel  style "hôtel de bord de route", où nous attendons un ami de Chantal qui est arrivé il y a peu à Cahors en TGV, et qui a pris la route à pied pour nous rejoindre (s'il nous trouve, car j'ai cru comprendre qu'il se perdait facilement, du moins virtuellement..).

Aujourd'hui, ras le bol de la pluie. On a compté qu'il y a plus de 23 jours que nous marchons sous la pluie ! trop c'est trop, et la météo est encore exécrable pour au moins les deux ou trois prochains jours. Concrètement, ça veut dire chaussures boueuses et trempées, vêtements à tordre malgré la cape, et moral en berne ! mais bon, le pays avait besoin d'eau. Il paraît que l'année dernière a été dramatique pour les paysans du centre , beaucoup ont dû vendre leur cheptel faute de pouvoir le nourrir (manque d'eau++).

En vrac, il me vient certaines idées que j'oublie de caser dans chaque baratin : en particulier, l'importance +++ des bâtons de marche !! et il en faut bien DEUX (je dis ça pour Anne C., qui ne semblait pas convaincue).On a l'impression que ça allège le sac, et que ça soulage les genoux et les chevilles. Le plus difficile, c'est de ne pas les oublier dans un coin pendant les pauses.


dimanche 22 avril 2012

"Sur les routes abandonnées, coquillages et marche à pied.." (Simon D., modifié M.D)

(Interlude)
"Sur les routes abandonnées,
Coquillages et marche à pied,
Petites capes et goutte au nez,
Mais Snickers pour le goûter"...


Pardon, je m'ennuie au couvent, et j'ai faim...

samedi 21 avril 2012

encore samedi 21, à Limogne...

Je me sens obligée de modifier quelque peu les propos de mon estimable soeur...Polyglotte point ne suis, amatrice des papotages guère plus que la politesse ne l'exige...mais je ne vais pas la contrarier dans ses certitudes !
Aujourd'hui, pluie sans interruption pendant 15 km, et pas qu'un peu ! Sous nos ravissantes capettes dont les capuches ne sont efficaces que serrées autour de la tête et rabattues sur le front jusqu'aux yeux, on voit  juste devant soi, et tourner le cou pour regarder le paysage relève de l'exploit. En général, toute la flotte accumulée au-dessus du crâne en profite pour s'écouler tranquillement dans le cou.
Et je ne parle pas des godasses qui clapotent dans la boue et des pantalons qui collent aux mollets. Bref, les sorcières du Gévaudan n'ont pas fini de marquer de leur élégante démarche  ces chemins du Lot qui doivent être si beaux sous le soleil ! M'enfin, déjà, la pluie est moins froide.
Aujourd'hui est un grand jour : pour la première fois, le gîte est équipé d'une machine à laver et d'un sèche-linge : c'était Alice au Pays des Merveilles. Du coup, tout le contenu des sacs y est passé ou presque. Nous voilà "sèches" au moins jusqu'à demain matin, quand la première pluie de l'aube viendra remettre les choses en ordre

Que dire de plus ? Ah ! Il semblerait que les punaises de lit, qui ont tant préoccupé Martine, soient passées au second rang derrière les punaises de portefeuilles. Finalement, tout est bon à prendre, chez le pèlerin (ou le randonneur). Mais les gîtes municipaux restent abordables. Mais rares !

C'est l'heure du couvre-feu. On se couche comme les poules, et j'ai assez horreur de ça. Il parait que c'est pire en Espagne, et que certains partent avant le jour, avec leurs lampes frontales pour pouvoir être les premiers à l'étape, vers midi..... Heureusement que Martine ne franchira pas la frontière, elle serait capable de commencer sa nuit à une heure de l'après-midi en arrivant et d''engueuler le soleil de la déranger dans son sommeil !
Au moment où j'écris ces lignes, elle vient de s'échouer sur son lit et baille à se décrocher la mâchoire...
au pieu tout le monde, son altesse a sommeil !

Bonne nuitée à tous !

Toujours Samedi 21, toujours à Limogne, mais après l'apéro

Finalement, avec deux ou trois verres de vin (ou peut-être plus), je comprends pas mal de langues moi aussi... Comme il y a "du réseau", j'en profite pour remercier tous ceux qui nous envoient des encouragements, ceux qui nous plaignent, ceux qui nous envient (Y en a peut-être, va savoir !), et tous les "anonymes" qui nous aiment et qu'on aime...Personnellement, j'arrêterais volontiers cette aventure, surtout quand il pleut et que j'ai mal au pied. Quand il fait moins mauvais, je trouve que j'ai de la chance d'être là.. Chose vraiment TRES étrange, ma soeur ne m'énerve presque pas, et on ne s'est pas encore disputées depuis le départ !! Mais comme elle dit, il suffit de marcher à peine plus vite pour mettre 100 mètres ou plus entre nous, ça calme.
Pendant que je me prépare doucement au sommeil, j'entends la troupe anglo-teutonne qui s'exalte dans la salle commune : c'est fou ce que ces jeunes "tiennent mal" le petit vin local !
Et demain, Sarko passe le premier tour...(je cauchemarde, j'ai trop bu)

Samedi 21 avril, à Limogne en Quercy



Ce matin, marche forcée pour cause de ...pluie diluvienne et ininterrompue : pas le moindre abri pour faire la pause, donc nous avons marché sans nous arrêter jusqu'au but, cette petite ville de Limogne (15 kms au moins).
Nous avons traversé un petit bout du parc régional naturel du Quercy, certainement plein de charme, avec beaucoup de murets anciens de pierres sèches, et beaucoup d'arbres (j'ai reconnu quelques chataigniers, et des chênes ? pour les truffes ?). Pas un seul village sur 14 km ! ni même une maison, ni une cabane..donc, pas de pause café, bien sûr.
Il y a ce jour un petit festival écolo à Limogne , j'ai raté la conférence sur les toilettes sèches...

 Nous retrouvons au gîte les mêmes personnes, plus ou moins , que les jours précédants. C'est ainsi que c'est un des marcheurs qui a fait nos courses au village pour ce soir (nos chaussures sont mouillées, et lui il semblait avoir besoin d'activité..) : j'espère qu'il va aussi faire la popotte, il a prévu omelette, salade, jambon et yaourts, plus une bonne bouteille de Cahors et de l'apéro ! (5 euros par personne, rien à dire).

Voici la journée-type d'un "pèlerin" (beaucoup de guillemets, car nous rencontrons finalement surtout des randonneurs, heureusement. Quand ils ont des cheveux blancs et tout le matériel "Vieux Campeur", méfiance, ça pèlerinerait plutôt davantage..) :
-lever précoce, vers 7 h, car petit-déjeuner souvent vers 7h30, et encore : certains le réclament encore plus tôt ! Les vrais pèlerins sont dans les starting-blocks aux aurores, 8h maxi. Nous, nous sommes toujours les dernières à partir, mais à 9h maxi nous sommes déjà sur le chemin...jusqu'au premier bar, pour notre premier café-pause du jour. SI il y a un bar ou un troquet !!! car, comble d'horreur, le café-bar-tabac se fait rarissime en France profonde !! il est souvent fermé, ou "à vendre", ou tout simplement disparu.C'est triste.
-marche ensuite, assez longtemps, car c'est le matin qu'on se sent  le plus dynamique.Vers 13 ou 14 heures, selon notre faim, nous pique-niquons, sans originalité : pain, jambon ou thon, pas grand'chose car il faut le porter en plus du reste .A ce sujet, nous avons pesé nos sacs dans la gare de Saint-Denis-près-Martel (il y a tout, dans cette gare..): 7.5 kg pour Chantal, 8.5 kg pour moi (c'est peut-être le petit ordinateur qui fait la différence, mais aussi , elle a acheté des choses en raison de leur poids, alors que j'ai pris ce que j'avais dans mes placards).
-On arrive assez tôt aux gîtes, vers 15 ou 16 heures, parfois plus tôt, hier plus tard par exemple. La plupart du temps, dans la matinée, on appelle le gîte pour réserver nos lits, au cas où... Hier, j'étais fatiguée, j'avais décidé que si le gîte n'était pas "trois étoiles", je partais en taxi à l'hôtel de luxe le plus proche , à n'importe quel prix. Mais le gîte était absolument parfait, nous étions seules dans notre chambre, c'était propre, l'eau des douches était bouillante, bref : le rêve, pour 12,50 euros par personne..C'est rare, quand même. Mais ce soir aussi, c'est la classe, c'est chauffé, c'est propre et c'est..10 euros par personne.Et nous sommes seules dans la chambre.Et l'apéro nous attend !
-Après l'arrivée au gîte,après les courses, la toilette, etc..,  il faut encore faire sa petite lessive...et trouver où l'étendre, quand on sait que 10 ou 20 personnes lavent toutes leurs sous-vêtements et leurs chaussettes. Voilà pourquoi le chauffage prend chez le pèlerin moyen une si grande importance...
-Ensuite, la soirée n'est pas longue ! le pèlerin moyen copine un peu à table, et se couche à 21 heures au plus. Inutile de dire que si ces horaires me conviennent parfaitement, Chantal frémit d'horreur à l'idée de s'endormir aussi tôt ...Après, le plus dur reste à faire : s'endormir, même si la couverture est trop mince, si le voisin ronfle, si le réverbère éclaire la chambre comme en plein jour, etc..etc.. Mais on s'adapte !

Après plusieurs jours à ce rythme, à mon avis, on fatigue, et on a besoin d'une coupure, ou d'un repos, ou de faire autre chose : deux fois, la "coupure" a consisté en une longue quête pour rapprocher la voiture, c'était moyen. Une autre fois, l'étape à Manen a fait une très heureuse diversion.J'attends avec impatience MOISSAC, où l'on a décidé de rester deux nuits,en partie pour visiter et  en partie pour attendre CriCri, une amie de Chantal, qui va venir marcher avec nous quelques jours.

Bon, l'apéro m'attend vraiment , et il va être international : il y a deux canadiennes anglophones (une mère très handicapée physiquement mais qui marche, et sa fille), trois ou quatre allemands (tous : jeunes), et nous, ou plutôt: Chantal, qui en plus d'adorer discuter avec n'importe qui, est quasi polyglotte...(je sens que je vais adorer cette soirée...)

vendredi 20 avril 2012

Samedi 21 avril : réveil à CAJARC

Notre "webmaster" Maxime ne fait plus son travail , la carte n'est pas à jour ! nous avons quitté Conques depuis bien longtemps, et nous sommes maintenant sur le Lot, dans la très jolie petite ville de Cajarc. Il pleut, bien sûr, est-il encore besoin de le préciser ???
Hier, marche marche longue longue sur le Causse : autour de 25 kms, trop pour que ce soit agréable. Nous avons dû nous consoler en allant dans un adorable bar à vin , goûter le vin du pays accompagné de charcuteries locales et délicieuses. Et ce matin, nous n'arrivons pas à décoller du gîte. Pourtant, 18 bons kilomètres nous attendent pour rejoindre Limogne-en-Quercy.
Depuis plusieurs jours, nous sentons enfin le Sud-Ouest : températures plus douces, beaucoup de fleurs, et des vignes, nous sommes très près de Cahors.
La suite ce soir si il y a du réseau, le petit-déjeuner m'appelle.