Carte du "camino frances"

http://www.chemins-compostelle.com/Leschemins/Camino%20frances%20carto.html

samedi 14 avril 2012

Samedi je ne sais plus combien...

Ah ! si...14 avril !
Martine a définitivement adopté le mode de vie de nos deux charmants québécois, et se lamente qu'un peu partout, il soit impossible de dîner avant 19 heures...17 heures, ce serait tellement mieux !!!! Il faut dire qu'à peine arrivées au gîte, elle fonce sur la douche, revêt son pyjama, et se fourre illico sous la courtepointe....Alors évidemment, si elle pouvait grignoter avant...

Aujourd'hui, nous logeons dans un couvent : très belle bâtisse qui dépendait (d'après les "livres") de la domerie d'Aubrac. Après avoir déchargé mon sac, j'ai repris la route pour aller faire quelques emplettes, laissant ma soeurette s'installer comme d'habitude sous la couette pour sa petite sieste absolument indispensâââble. Elle y était toujours quand je suis revenue, une heure plus tard, sans m'être égarée dans l'unique rue du village (ben quoi ! parfois j'arrive à retrouver mon chemin du premier coup ) , mais après avoir parcouru 4 km tout de même pour aller acheter de quoi nous sustenter demain.

Nous sommes à quelques km d'Espalion que nous traverserons demain  Et demain, justement, c'est la foire aux bestiaux...J'aime les foires aux bestiaux, même si je n'achèterai de vache sous aucun prétexte, même si le prix est intéressant. J'ose espérer qu'après Troll X, Martine ne craquera pas pour une superbe vachette -porte-bagages...Je me méfie de ses engouements !

L'église de Saint-Côme a un "magnifique" clocher tors (il parait qu'il n'en n'existe qu'une centaine en Europe). Curieux effet, quand on le découvre d'un seul coup, au détour du virage..Intéressant mais étrange. je ne suis pas certaine d'aimer ce déséquilibre (j'entends sonner dans mes oreilles les commentaires sarcastiques de Lionel, en disant ça...)

Déjà l'heure du couvre-feu. Je vais aller fumer ma cigarette du soir dans la campagne avant que les nonnettes  ferment le grand portail à double-tour pour la nuit. Je n'ai plus l'âge de faire le mur pour rentrer.

Je vous dédie mon plus chaleureux salut du soir, et vous souhaite la bonne nuit.



SAMEDI 14 AVRIL: St-Côme-d'Olt



Nous venons de trouver le "gîte" idéal : chambre à deux lits, salle de bains et toilettes dans la chambre, propreté irréprochable, radiateurs chauds , le tout pour la somme de 13 euros par personne (prix pèlerin) et c'est ...un couvent (de bonnes soeurs ursulines)  et le bâtiment est magnifique, les escaliers sont monumentaux, les jardins superbes .

Chantal est partie voir le village et faire des emplettes , genre du pain et du jambon pour demain, donc rien d'excitant, mais elle n'est toujours pas rentrée.Vu son sens de l'orientation, j'ai les pires craintes (quoique: le couvent a un clocher assez haut pour lui permettre de le retrouver.Mais rentrera-t-elle à temps pour les vêpres à 18h30 ??)

J'ai lu le commentaire de chère tante Sissi, sur Nasbinal : voilà pourquoi ce nom de village m'était si familier ! ça ne m'étonne pas que nos chers disparus, Roger et Bob,se soient concertés sur le tripoux et autres délices locales . J'ai vraiment aimé aussi ce village, Sissi : si tu veux on reviendra cet été (en voiture !).

Je viens d'explorer la bibliothèque du couvent car je suis sérieusement en manque de lecture.Et qu'est-ce que j'ai trouvé ? le livre que Danièle B. cherchait à lire, "Priez pour nous à Compostelle" (Barret/Gurgand), devenu introuvable ailleurs. Je me suis brièvement demandé si j'allais le piquer,mais son poids m'a remis aussitôt dans le droit chemin...Danièle, je vais le lire pour toi en attendant, ça a l'air bien, et de circonstances.

Nous avons hélas quitté les hauteurs de l'Aubrac et ses alpages pour retrouver le printemps dans la vallée du Lot : impression d'avoir sauté une saison en une seule journée , car nous sommes passées de 1400 m à moins de 500 m d'altitude . La descente fut rude pour nos genoux et chevilles, (et rude pour absolument tous les autres muscles de mon corps , je peux l'avouer, et pas que pour les muscles, y a aussi les tendons et les os et tout le reste...).Ca fait drôle de (re)voir les prés vert fluo et couverts de fleurs de pissenlits: vous aurez peut-être quelques photos tout à l'heure.





vendredi 13 avril 2012

Je vois qu'on est vendredi 13 (déjà?)

Ce soir, nous sommes à Saint-Chély-d'Aubrac, le gîte est plein ,et c'est la première fois depuis notre départ. Ballade formidable , dans les pâturages d'altitude, avec juste un peu de neige pour faire joli sur les crêtes, et du soleil !!! plutôt inattendu, car la météo annoncée était calamiteuse (sur meteofrance.fr).

Une rencontre incroyable ce soir : un TROLLIX en activité !!!  et qui porte les bagages de 5 personnes, une famille entière: papa, maman et trois enfants (11, 10 et 6 ans) , en route pour 5 mois..Le père a dû trafiquer beaucoup l'objet,et entre autre, renforcer la sangle de la ceinture.Il dit aussi qu'il y a certaines erreurs de conception. Et dans certaine descente vers Saint-Privat, ils ont ajouté une sangle à l'arrière pour que la maman puisse retenir la bête, tout de même chargée de 30 à 35 kg... Bref, je n'ai aucun regret d'avoir abandonné l'engin, car monsieur dit que c'est indiscutablement lourd à traîner. A quand un Didier S. pour mettre au point un vrai engin utilisable ???
Finalement, je porte mon sac sans trop de problème, (mais je le trouve lourd !), et mon bras n'est absolument pas enflé.
A propos de la famille en voyage, depuis deux heures les parents n'arrêtent pas : lessive, douches des enfants, installation du dortoir, courses pour le soir, repas à préparer, leçons à donner, devoirs à surveiller : quelle galère (à mon avis) mais ils ont l'air contents (tous)...
Bon, je vais tenter d'avoir mon quart d'heure aimable en salle commune...ça discute, ça discute !


Nasbinals...toujours jeudi soir

Quand je me préparais mentalement à m'embarquer dans cette aventure, je rêvais sur ce nom de village, parce que je le trouvais totalement  incongru (me demandez pas pourquoi, je n'en sais absolument rien...ça sonnait étrange dans mon oreille)
C'est  en tous cas le plus vivant que nous ayons traversé depuis un sacré moment, même si il est complètement perdu dans la lande désertique de l'Aubrac.
Aujourd'hui, promenade de santé de 10 km avec un vent glacial dans le nez. J'ai d'ailleurs cru que le mien (de nez !) allait geler et qu'il faudrait l'amputer toutes affaires cessantes.
Très belle église romane, avec un clocher octogonal "posé" sur une coupole. J'essaierai de faire une photo demain (pour la collection de clochers de Danièle ^^) parce que le temps était tellement gris aujourd'hui qu'on ne le voyait presque pas...Demain, avec la neige qu'on nous prédit, ça devrait aller mieux, côté luminosité !

Soirée très conviviale et très gaie grâce aux talents culinaires et à la générosité d'une québécoise qui avait préparé une grande marmite de soupe de légumes pour "tous ceux qui arrivent et qui ont froid" ! Un délice !

jeudi 12 avril 2012

Jeudi 12 avril à NASBINALS


Toute petite étape aujourd'hui, de 10 kms seulement : il fallait faire soit plus de 26 kms, soit partager l'étape, ce que nous avons préféré. Temps dégoûtant depuis hier, très froid, pluvieux, et en plein brouillard.Certains ont eu 5 cm de neige au Sauvage hier !
Ce soir, il y a au gîte un couple de canadiens (québecois), anciens agiculteurs, qui ont eu trop froid hier, et qui ont décidé de faire la soupe pour tout le monde ce soir : ça sent bon !

On a mangé l'aligot chez Bastide à midi : c'était bon et sympa .Quand au tourisme à Nasbinal, un habitant nous a dit : "A visiter, il y a l'église, ..et puis l'église, et aussi...l'église !!..".
Bon, le village est joli !

Soirée rigolote et internationale avec nos cousins de la Belle Province, et un "vieil" anglais (caricatural, y compris l'humour), la soupe était délicieuse, on a vidé quelques bouteilles en refaisant le monde...Chacun raconte son "compostelle", ses projets, ses exploits kilomètriques, etc...

La Canadienne  : "Ici, on dit "Nom de dieu ce qu'il fait froid !", chez nous on dit : "Tabernacle, il fait un froid d'ostie !". Bref, on rit de choses simples, ça réchauffe.


mercredi 11 avril 2012

11 avril, vu par la soeur n°2...

Fait un froid polaire ! Belle journée de marche, néanmoins, et nous avons échappé aux prévisions les plus pessimistes qui avaient promis un après-midi dantesque. En fait, nous sommes arrivées au gîte sous le soleil, en nous arrimant tout de même au sol avec nos bâtons pour ne pas nous envoler avec nos grandes capes de pluie gonflées par le vent qui nous faisaient ressembler à des montgolfières.
On ne pourra sans doute pas prétendre remporter le concours de Miss France, ainsi harnachées...(mais même autrement, hein...) Nous avons acquis un teint de rudes paysannes des alpages, ne nous manquent que les troupeaux pour faire illusion. Martine, de son côté, a carrément franchi le Rubicon et il devient difficile de faire la différence entre sa figure et son pull fuchsia

Notre coquet logis du soir vaut à lui seul le déplacement, mais je crois que Martine en a déjà parlé. Entre les meubles de style Basque revisité et corrigé par Levitan dans les années 70 et le couloir qu'on pourrait baptiser "croûtes-galerie" , en passant par le carrelage de la cuisine (je viens d'entendre Martine glousser sur l'adorable fermette normande qui le décore) tout est sujet à émerveillements...J'ai particulièrement aimé l'andalouse trônant sur une sorte de trépieds en bois mouluré, et n'ai pas résisté à apporter le chef d'oeuvre dans notre chambrette pour l'immortaliser sur le couvre-lit en "chachlik mercerisé" rose. On aime !

Petite souplette aux champignons et horrible feuilleté grassouillet à la viande (on préfère ne pas savoir de quoi était faite la farce ) fut notre menu économique du soir dans notre palace. On ne peut pas se bourrer d'aligot tous les soirs et on le regretterait presque ! Ne manquait que le petit canon de rouge : on s'est promis d'en acheter dès demain, à Nasbinal, entre deux visites culturelles

Je crois que Martine a largement parlé des punaises de lits, qui ont fait un délice de sa peau tendre il y a quelques jours, et nous avons mis en place un plan d'éradication des bêtes : nous allons dormir dans l'odeur délicieuse de je ne sais quelle potion chimique dont nous avons consciencieusement aspergé tout notre bataclan et nos lits, couvertures, sacs à viande, etc...Seul le gros toutou en plâtre peint qui surplombe notre couche du haut de la commode basque a échappé à notre furie éradicatoire...

Demain comme chaque matin, lever aux aurores...La chef-poule (Martine) étant déjà sur son perchoir, elle ne va pas tarder à grommeler contre la lumière qui l'empêche de dormir. Un jour, il faudra la mettre sur le divan et la lancer  sur son amour pour les volets...Mais elle est en progrès constant : elle ne regarde plus si la chambre est équipée de ces engins occultant la lumière dès qu'elle a franchi la porte. Les punaises ont supplanté les volets dans son coeur.
Bonne nuit à tous les fadas qui lisent encore nos délires !




mercredi 11 avril , aux Gentianes (Finieyrols)

Nous sommes ce soir en plein milieu du plateau d'Aubrac, balayé par un vent hurlant et glacé. Mais nous sommes à l'abri dans un gentil gîte, dont l'ameublement et le décor éclatent complètement Chantal, qui a déménagé dans notre chambre une ravissante et monumentale poupée andalouse dans sa robe au crochet...Le reste est à l'avenant : tableau au petit point représentant une bourrée (ou un rigodon?), chien-loup en plâtre vernis sur notre commode rustico-basque (?), etc...

Nous avons fait en arrivant une vaste opération anti "punaises de lit", car, oui, ces horribles petites bêtes nous ont rattrapées : je suis couverte de pustules sur visage et cou, et Chantal aux jambes (j'avais pulvérisé mon drap-sac avec du "Clako-punaises", et il semble que ça m'ait protégée en partie). L'air est presque irrespirable dans notre chambre tant il porte d'effluves aromatiques censées dissuader les bêtes. Les piqûres grattent longtemps , et la perspective de rapporter les bestioles chez soi est proprement terrifiante...Il paraît que tous les gîtes et hôtels en sont infestés malgré une lutte permanente. Mais je n'ai cependant pas de regret du matériel de camping censé nous éviter les gîtes : vu la météo, nous n'aurions absolument pas pu camper !
Et aucun regret non plus du Trollix ! voyez les photos du chemin : rares sont les zones vraiment "carrossables".

Ce que l'Aubrac doit être beau en été ! je voudrais vraiment y revenir. Mais c'est aussi très impressionnant par ce temps de tempête, on comprend l'effroi que ce passage suscitait autrefois chez les pèlerins, si on y ajoute forêts , loups et brigands.J'avoue appréhender le temps prévu demain : gelées, vent et chutes de neige..C'est surtout aux doigts que nous avons froid.  Quand à la peau de notre visage...mieux vaut ne pas en parler.

Les autres occupants du gîte s'agitent aux casseroles, et Chantal a disparu : elle doit tailler une bavette avec un autre tabagique, qui aura oser affronter le froid avec elle pour sa dose de nicotine...A ce sujet, j'annonce que je suis totalement délivrée de ma(mes) petite(s) clope(s) du soir : et voilà un petit miracle "de-derrière-les-fagots" qui me fait bien plaisir !!
Ce qui nous manque en ce moment, y a pas à ergoter, c'est un petit coup de rouge convivial en attendant la soupe !








mardi 10 avril 2012

Programme modifié de la semaine


PROGRAMME modifié de notre semaine:

mercredi 11 : Aumont Aubrac - les Gentianes (Finieyrols) (15.5 km)
jeudi 12 : les Gentianes - Nasbinals (10,5 km)   repos-tourisme...
vendredi 13 : Nasbinals- St Chely d' Aubrac (17 km)
samedi 14 : St-Chely d'Aubrac - St Côme d'Olt (17,5 km)
dimanche 15 :  aligot à la Bastide ?...marche vers ..(pas encore regardé la suite)

Mardi 10 avril : un mois exactement après notre départ



Et nous avons  fait entre 5 et 600 kms , Chantal exclusivement à pied, et moi , comme le disait si bien Elisabeth, "par les caves et en voiture", puis quand même à pied depuis une quinzaine de jours : je ne sens plus la fatigue musculaire des premiers jours, et il me semble que je grimpe plus facilement les (petites) côtes.
J'ai très peu de gêne due à l'entorse, sauf une douleur qui survient après une quinzaine de kilomètres, et voilà pourquoi, pour la première fois de ma vie, je vais expérimenter les compétences d'un ostéopathe ce soir... Que de découvertes sur ce chemin ! En irréductible cartésienne je ne crois pas une seconde que ça va me soulager, mais...qui sait ??

Nous logeons ce soir,toujours avec Françoise, dans une auberge très sympatique, où elle nous avait réservé des lits, et où nous sommes arrivées absolument trempées jusqu'aux os , et ce n'est pas une image.La chaufferie est pleine des vêtements des autres pèlerins, je ne sais pas ce que je vais mettre demain : chaussures absolument trempées, chaussettes et pulls à tordre... M'en fiche, je suis roulée sous la couette pour tenter de me réchauffer
(si ça ne tenait qu'à moi, l'étape de demain se ferait en taxi , ou ne se ferait pas ) .

A propos des étapes à venir : j'ai modifié un peu nos projets de la semaine. Nous sommes vraiment trop loin pour que les amis francs-comtois viennent nous voir, sinon pour au moins une semaine. Je regrette que la météo soit si mauvaise justement pour la traversée de l'Aubrac, que je rêvais de voir depuis longtemps (mais pas sous la neige).Les paysages entrevus depuis le capuchon de la pèlerine sont absolument magnifiques, surtout quand  les nuages s'écartent un peu et que le grésil tombe avec moins d'intensité...

Ce soir, dans notre auberge, c'est aligot , enfin ! je ne sais toujours pas vraiment à quoi ça ressemble mais si fromage il y a, je suis ok.

lundi 9 avril 2012

Lundi 9 avril, soir, à St Alban sur Limagnole


Hier,dimanche de Pâques, journée GLACIALE, sur le plateau de la Margeride, avec un vent du nord à vous glacer les os, une poudrée de neige (!) et presque pas de soleil, sauf le soir pour l'arrivée de Chantal à pied au Domaine du Sauvage. Elle toute seule, car moi j'ai encore une fois profité de la voiture de Patrick ! pour les quelques derniers kilomètres seulement. On a passé avec lui une bonne "soirée"(repas à 18h30) au Domaine du Sauvage, où des paysans se relaient pour tenir l'auberge, avec repas uniquement à base de leurs produits : ça va du lait aux glaces, en passant par la charcuterie et les FROMAGES ! délicieuses tomes dites "aux artisons" (= artisans !) qui sont selon certains des acariens,et selon Patrick des asticots "amateurs" de fromage : ils prépareraient la croûte et donneraient le bon goût au fromage... Bon, on a mangé avec plaisir++ le fromage (mais sans la croûte !!)
Nous avons beaucoup aimé le Domaine du Sauvage, très vieille ferme fortifiée existant depuis la nuit des temps,ayant appartenu pendant des siècles aux hospices du Puy en Velay (pour héberger et protéger les voyageurs et pèlerins) et rachetée depuis quelques années par le conseil général de Haute-Loire, qui la remet en état, et l'exploite (il y a donc des grognons qui se plaignent de la concurrence que ça fait aux autres gîtes du coin, mais nous, on s'en fiche, c'est un endroit magique, à 1300 m d'altitude, et j'espère bien y revenir un jour).
Il  faisait un froid glacial, et ce matin, tout était blanc de givre.
 Bonjour le démarrage du matin !! (gants, bonnets, anoraks, mouchoirs, frissons)

Aujourd'hui, moins de vent, donc moins de froid, et même un peu de soleil ! Toute petite journée de marche pour ce lundi de Pâques.Nous sommes au pied d'un célèbre hôpital...psychiatrique,qui porte le nom illustre de "François Tosquelles",(mais qui ressemble vraiment à un hôpital psy...Y a même un château ! suivez mon regard)
Nous partageons ce soir une chambre (CRA CRA) avec une pèlerine de Grenoble sympa, Françoise.Nous mourons de faim toutes les trois, c'est normal, il est 18h30 (bien que Françoise vienne d'engouffrer un demi saucisson délicieux fabrication locale garantie).