Carte du "camino frances"

http://www.chemins-compostelle.com/Leschemins/Camino%20frances%20carto.html

samedi 28 avril 2012

Samedi 28 avril, la suite....

Chantal et moi sommes à Moissac depuis hier soir : hormis le cloître qui est une des plus jolies choses que j'ai jamais vue, la ville ressemble à Gray pour son animation et l'état de la plupart des bâtiments..
Ai-je déjà parlé des végétaux sous plastique qui envahissent la campagne autour de Moissac ?

Une stèle étonnante à Lauzerte

Faudrait retrouver la photo....ça représentait des indiens d'Amérique du nord... et c'était un grand monument au coeur du village..???

Moissac, samedi 28 avril par Cristina (Macricri)

Après une escale nocturne à Villefranche de Rouergue, nous avons Eric et moi rejoint Chantal à Moissac pendant que Martine profite de la pause pour récupérer sa voiture.
Après la visite de la magnifique Abbaye St Pierre, nous nous sommes promenés dans la ville profitant enfin d'une journée sans pluie à défaut de soleil. Il faut juste passer sur le coup de vent annonciatrice de flotte selon Chantal qui aime jouer à l'oiseau de mauvais augure, avec succès il faut le dire car il y a eu une petite averse le temps d'une halte caféïnée, cela malgré la profonde conviction d'Eric qui "mise sur du beau temps". Verdict demain pour la vingtaine de kilomètres qu'il faudra pour atteindre Auvillar. On suivra notre meneuse de groupe avec conviction, surtout rassuré sur son sens de l'orientation depuis qu'elle a peaufiné l'utilisation de son gps.
Chambrée à 4 pour la nuit, ouvrons les paris : qui perturbera qui cette nuit ? D'éventuels ronflements ? Déplacement nocturne ? Lumières d'extérieur ? Lit d'appoint qui grince ? Réponse demain.

jeudi 26, vendredi 27 : pas de réseau, pas de blog !

Juste à signaler le départ de Mac vendredi soir depuis Moissac : une vraie expédition ! toute la nuit + la matinée du lendemain pour faire Moissac-Vesoul...
Et moi , je suis partie ce matin à 7 heures pour revenir ce soir 20 heures avec ma voiture...
Je laisse donc la parole à Macricri, qui squatte notre chambrine car elle vient marcher avec nous et Gundard (Eric) !

vendredi 27 avril 2012

LAUZERTE, mercredi soir 25 avril



Très jolie petite ville médiévale perchée sur sa colline, mais qu'elle était longue à  atteindre!  on la voyait, toujours aussi loin, sur sa butte, depuis plus de 5 kilomètres ! Ruelles ravissantes, médiévales à souhait, avec très belles maisons, et très beaux restes architecturaux.
Hier soir, étape épatante juste après Lascabannes, chez un couple âgé extra, qui nous a chouchouté, accueilli avec gentillesse et discrétion dans leur grande maison : repas "en famille", délicieux et abondant , un vrai plaisir après une journée plutôt grise et franchement pas chaude !
A leur sujet, je corrige, bien sûr ce n'est pas du soja qui pousse mais du colza ! et du blé, de l'avoine et du seigle.
Ce soir, autre son de cloche ! le gîte municipal est manifestement une ancienne clinique, c'est vide et parfaitement glacial, tant pour l'ambiance que pour la température : il y a des convecteurs dans le "dortoir des garçons", mais dans notre "chambre de filles" (deux lits), absolument rien : deux lits, avec des éclairages style clinique, et point final ! pas de chaises, pas de table, pas de lampes, et une seule prise électrique à l'autre bout de la pièce.
Je sens qu'on va passer une nuit interressante...
 Les autres occupants sont peu bavards, il y a quelques hommes "d'un certain âge", et des allemands que je n'ai pas vu, je les ai seulement entendu dans le couloir. Mac est dans le dortoir des hommes, il aura  chaud, le veinard !
Chantal et lui ont eu le courage de descendre la butte pour aller acheter du vin : il va au moins nous falloir ça pour nous réchauffer !
Comble de malchance , il n'y a AUCUN moyen de locomotion (autre que les pieds)  pour rejoindre une gare : j'aurais volontiers profité de la présence de Mac pour fausser compagnie  à Chantal et aller chercher la voiture à Manen.Je continuerais bien encore un peu à marcher, mais ensuite la voiture sera vraiment loin (et j'aimerais bien l'avoir pour faire un petit tour au pays basque , sans pèlerins et sans marche à pied).

Chance, en explorant le gîte, on découvre une chambre parfaite avec chauffage : nous déménageons sans plus de façon !
La nuit sera moins pire que prévu, finalement .

mardi 24 avril 2012

Demain on gagne Montcuq

(Je ne pouvais pas la rater , celle-là)
Chantal me glisse à l'oreille : "on va même faire le tour de Montcuq " .
Bref, on en est à des plaisirs simples....

Encore une belle déco...





La photo qui manque montrait une merveilleuse danseuse andalouse à la robe pleine de dentelles...


Encore une passion de Chantal, posée cette fois sur notre couvre-lit en satin bleu pâle (avec volants), comme quoi on a du goût ici, et on sait assortir les matières et les couleurs.



Qui n'aime pas nos nouvelles coquilles ??

Max, laisse nous ça, dans cet ordre-là, jusqu'au 6 mai !

En attendant, nous venons de vivre un nouvel évènement météorologique : la GRÊLE sur le Causse. Le pique-nique sous des trombes d'eau, c'est vraiment très moyen : nous nous sommes tartiné deux tranches de pain en restant debout tels des bons petits chevaux sous un toit en tôle dont, entre parenthèses, je n'imagine pas l'usage.
Nous sommes arrivés trempés et demi-congelés dans une ferme qui a des chambres d'hôtes : un rêve ! grande cheminée avec du feu dans la cuisine, et chambres gigantesques avec les lits de grand'papa, et aussi ses armoires et ses couvertures piquées...J'espère qu'il y aura de la soupe au dîner ! Les hôtes sont en retraite, ils ont laissé l'exploitation à leur fille, qui avait travaillé dix ans à Paris comme secrétaire trilingue avant de revenir au pays cultiver les céréales et ...le tabac ! Comme céréale, j'ai vu beaucoup de maïs et du soja (c'est une céréale, ou pas ? j'ai un doute).

Nous sommes très près de Montcuq, à environ 4 ou 5 kms : on va vite, hein ? Demain on aura le temps de visiter un peu la ville, il paraît qu'elle est très intéressante.

Il y a bien longtemps qu'on ne fait plus le décompte des kilomètres jusqu'à Santiago, mais on a traversé la moitié de la France sans s'en apercevoir (ou presque) ! Avant le week-end prochain, nous serons à Moissac, le sud-ouest est vraiment à portée de pied.

lundi 23 avril 2012

un buron en parfait état (depuis quelques kms, on appelle ça une caselle)




Là était la belle photo d'un buron.....

Une vraie pèlerine va parler...

Oui, je souffre, du pied droit, pas celui de l'entorse : l'ostéopathe d' Aumont-Aubrac (je l'embrasse !) m'a remis la cheville atteinte en place, incroyable ! hélas, c'est l'autre pied qui me fait mal , genre contractures de la plante du pied dès le dixième kilomètre.
Je ne sais pas souffrir en silence, donc je pousse en marchant des petits cris qui n'attendrissent absolument pas Chantal ni ne la font ralentir. J'ai hâte de me faire tripoter le pied par un autre ostéopathe dès que possible...

Mac vient d'arriver trempé et à pied depuis Cahors (14 kms)...A suivre

en vrac, le 23 avril

Très beau couvent, à Veylats...je crois avoir pris une photo, d'ailleurs. Mais les promeneurs sont logés dans les communs, dont les murs sont tellement minces qu'on pouvait entendre les voisins respirer, même sans qu'ils ronflent !
Repas collectif avec "les pèlerins"très...accomplis...Hum...heureusement, à force de vivre dans le calme des sentiers, on devient (un peu) philosophe et on arrive à retenir des mots acerbes qui en temps normal fuseraient aussi sec...Ce fut un festival de lieux communs éculés sur la différence entre pèlerinage et tourisme -avec le mépris inévitable pour le second, évidemment !- et tout le bien qu'il y a à se faire du mal. Je présume que ne pas avoir d'ampoule, n'avoir  mal nulle part et apprécier tout bêtement de regarder les régions qu'on traverse comme une brave montbéliarde dans son pré conduit inévitablement dans la fournaise de l'enfer ? mince alors...

Ce soir, nous jouons à fond la carte des touristes-bovins-qui-n'ont-rien-compris, en posant nos sacs dans un hôtel en bordure d'autoroute, avec télévision au pied du lit et horrible moquette verte décorée d'arabesques et de volutes sur fond de velours...C'est très moche, mais pour une nuit, avec boules quiès (à cause de l'autoroute mais surtout, à cause des ronflements annoncés de Mac !) ça pourra aller. Mais il n'y a rien à voir, rien à visiter, rien à faire...alors que j'ai pris l'habitude, en fin de journée, de faire mon petit tour dans le village ou dans la campagne autour de nos gîtes pendant que Martine se lance à l'assaut de son lit.....

Ah  et j'ai oublié le plus important : IL PLEUT TOUJOURS ! ...
Je ne sais pas si c'est très bon pour la croissance des truffes (nous avons longé des "truffières" toute la journée) mais en tous cas, ça devient vraiment de mauvais goût, toute cette flotte ! On vient de traverser la France dans presque toute sa diagonale, vers les SUD-ouest ^^...et on se croirait en Normandie !!!
Si j'étais toute seule, et connaissant mon sens irrécupérable de l'orientation, je penserais m'être trompée de sens, mais je suis ma grande soeur qui, elle, a une boussole dans le corps (qu'elle dit ! ) en plus d'avoir mal aux pieds (en fait, c'est ELLE, la vraie pèlerine...hein ! elle souffre !! gniark !)



Lundi 23 avril, dans un hôtel entre autoroute et aéroport, dans la Z.A de Cahors-Sud....

Tout d'abord, je veux rassurer notre soeur Claire : oui , nous avons fait des procurations , notre vote est comptabilisé, mais je ne suis pas sûre que ça suffise pour éviter le pire le 6 mai.A suivre... Je dois avouer que nous n'avons absolument pas suivi la campagne électorale, mais hier soir, ça a été difficile de connaître les résultats : dans ce couvent , pas un mot n'a été dit à ce sujet ! alors que, j'en suis sûre, certains lieux de retraite s’intéressent quand même au monde, heureusement ..

Nous sommes dans un hôtel  style "hôtel de bord de route", où nous attendons un ami de Chantal qui est arrivé il y a peu à Cahors en TGV, et qui a pris la route à pied pour nous rejoindre (s'il nous trouve, car j'ai cru comprendre qu'il se perdait facilement, du moins virtuellement..).

Aujourd'hui, ras le bol de la pluie. On a compté qu'il y a plus de 23 jours que nous marchons sous la pluie ! trop c'est trop, et la météo est encore exécrable pour au moins les deux ou trois prochains jours. Concrètement, ça veut dire chaussures boueuses et trempées, vêtements à tordre malgré la cape, et moral en berne ! mais bon, le pays avait besoin d'eau. Il paraît que l'année dernière a été dramatique pour les paysans du centre , beaucoup ont dû vendre leur cheptel faute de pouvoir le nourrir (manque d'eau++).

En vrac, il me vient certaines idées que j'oublie de caser dans chaque baratin : en particulier, l'importance +++ des bâtons de marche !! et il en faut bien DEUX (je dis ça pour Anne C., qui ne semblait pas convaincue).On a l'impression que ça allège le sac, et que ça soulage les genoux et les chevilles. Le plus difficile, c'est de ne pas les oublier dans un coin pendant les pauses.


dimanche 22 avril 2012

"Sur les routes abandonnées, coquillages et marche à pied.." (Simon D., modifié M.D)

(Interlude)
"Sur les routes abandonnées,
Coquillages et marche à pied,
Petites capes et goutte au nez,
Mais Snickers pour le goûter"...


Pardon, je m'ennuie au couvent, et j'ai faim...