Carte du "camino frances"

http://www.chemins-compostelle.com/Leschemins/Camino%20frances%20carto.html

samedi 31 mars 2012

31 mars, Itou !

Puisque Martine vous l'a promis...petit résumé succinct de l'épicière de Marols ! Parce qu'elle le vaut bien !

Attendu que nous sommes samedi, que les épiceries sont déjà des denrées rares en semaine (donc rarissimes le dimanche, qui est justement demain !) Nous décidons de partir en quête de l'une d'elles, histoire de prévoir notre casse-dalle.
Le petit village de Marols doit bien compter au mieux une cinquantaine d'âmes, mais il est charmant. "Typique", comme on dit. On flâne dans l'unique ruelle pavée, j'allume une clope, Martine pointe du doigt ce qui ressemble à une boutique, typique, elle-aussi, grimpe les quelques marches qui conduisent à la porte, et disparaît dans l'antre. Je termine ma cigarette -pas question de gâcher la marchandise-, mais mon adorable soeur m'invite à la rejoindre sans délai dans le magasin, d'un geste qui ne permet aucune reculade...
J'escalade à mon tour les 3 marches, j'ouvre la porte, et je suis assaillie par une odeur de pisse de chat (au pluriel, les chats ! aucun doute là-dessus). Tout sourire, Martine propose l'achat d'une boîte de thon pour le pique nique du lendemain : l'affaire ne me semble pas particulièrement urgente et je lui  glisse furtivement dans la trompe d'Eustache qu'on pourra peut-être faire cet investissement le lendemain, avant de partir (en espérant qu'elle va comprendre qu'on pourrait fort bien s'en passer. Même en boîte, le thon de la dame ne m'inspire aucune confiance). Un peu consternée, j'apprends qu'elle a fait mettre de côté une miche de pain...parfumée à la pisse de matous ?

Les chevaux, poneys et différentes bestioles qu'on rencontrera demain vont être contents !
Et pas l'ombre d'un snikers à dévaliser...c'est bien notre veine !

Samedi 31 mars, arrivée à MAROLS, sans Trollix mais avec sacs à dos

On vient d'arriver à Marols, 15 km de montée régulière mais nette, depuis Saint-Georges-Hauteville, sur un chemin superbe : on attaque les monts du Forez, pour l'instant on culmine à 800 m, mais demain, on passe à Montarcher, 1100 m d'altitude..Même pas mal aux pieds !
Je suis TRES contente d'avoir abandonné Trollix, il n'aurait pas pu suivre dans les chemins de ce jour ( et moi je ne l'aurais pas supporté.Que de cinéma pour 10 mètres avec Trollix! mais au moins, Chantal a bien rigolé ..). Alors, tant pis, je porte mon sac, que je trouve vraiment trop lourd, mais maintenant, je ne vois plus quoi abandonner.
Demain, on dormira à Usson-en-Forez (étape : 20 kms dont un col ! aïe aïe)
Encore une rencontre folklorique : l'épicière du village !!! voir commentaires de Chantal


vendredi 30 mars 2012

30 Mars...

Aujourd'hui fut un grand jour : celui du départ "officiel" de Martine sur les chemins. L'affaire fut d'importance.
Première destination : Montbrison et sa gare, là où elle a décidé de laisser sa voiture.
Sur le parking, nous procédons à un tri drastique de nos affaires. Troll X n'inspirant pas confiance à sa propriétaire, nous décidons d'abandonner toute idée de camping, par conséquent, les tentes et les matelas restent dans le coffre (pour alléger la charge). Et on se déleste d'une partie de ce qu'on estime encore superflu. Chaussettes, quelques T Shirts, bouquins, etc...
On charge l'engin diabolique et Martine met son harnais, je charge mon sac sur mon dos (beaucoup plus pratique). Nous voilà parties, pour exactement 10 mètres, suivis d'un virage à 180° qui nous ramène illico à la voiture....C'est décidé, Troll X va rejoindre le coffre de l'automobile où il a trouvé la place qu'il mérite (selon sa maîtresse !) et finira ses jours comme charrette de jardin, à Chay, quand elle reviendra.
En attendant, il faut recommencer le tri, puisqu'elle va finalement porter son sac sur son dos. On vide à nouveau notre "borzar", on abandonne de nouvelles chaussettes, de nouveaux T Shirts, de nouveaux bouquins...et enfin, une bonne heure après le début des opérations de sélection par le vide, on charge nos sacs, on prend nos bâtons, et on se met en route.

9 Km plus loin, c'est le gîte d'étape...On se dit que finalement, ne faisant plus de camping, on peut aussi se délester de nos sacs de couchage (très chers, parce que très chauds, et très légers, mais 1 Kg tout de même en moins sur le dos, ça se compte). Sourires niais sur les lèvres, on demande à la responsable du gîte si par hasard elle n'aurait pas une toute petite place pour les caser, jusqu'à la fin du mois de mai, date à laquelle Martine viendra les reprendre, en même temps que sa voiture. Elle accepte, et soudain, on se sent infiniment mieux et libres ! Prêtes à dévorer des km de chemins de terre comme des chevaux de trait. On les regrettera peut-être dans l'Aubrac ? Bah...il y a toujours de vieilles couvertures dans les gîtes...

jeudi 29 mars 2012

Dépêche AFP

Nouvelles concernant l'affaire de cambriolages successifs de supérettes dans le département de la Loire.
hier soir, à 21h30 nouveau braquage à Montverdun à proximité du Pic ;

pour la première fois, une image de l'une des deux cambrioleuses à pu être prise (par une touriste qui passait par la).

il s'agirait d'une certaine Chantal X. voyageant avec sa sœur (Martine X.) sous couvert d'un pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle
Fort heureusement pour la commerçante fraichement dépouillée d'un 'Snickers', la contrevenante à été interpellée alors qu'elle essayait de braquer le linoléum du prieuré.

Interrogées sur leurs motivations, les voleuses auraient déclaré : "moins de bon dieu et plus de bouffe !"

des bêtes et des hommes...

Ce matin, Martine s'est prise pour Marie-Antoinette au Petit Trianon...Après avoir écrasé du talon une crotte de chat déposée par le matou de la maison à la porte de notre chambre, elle s'est amourachée d'une agnelette adorable, certes, mais qui venait de passer la nuit avec un veau et avait la queue comme un pinceau qui aurait séché dans un pot de bouse de vache. Je ne vous dis pas l'odeur de ces adorables petits animaux domestiques qui ont accompagné notre petit déjeuner.
Quelques photos que je mettrai quand ce sera possible témoigneront mieux que des mots de la tendresse déployée par ma soeur aînée pour alimenter au biberon la puante petite Hortense...
Départ pour 20 Km de marche forcée sur le goudron, pratiquement pas un arbre, et un soleil de plomb.. Je suis rôtie comme une oie.
L'arrivée valait tout de même le déplacement, et dormir seules dans un prieuré classé Monument Historique, on a beau dire, ça a de la gueule et ça vous pose ses bonnes femmes.
J'ai réussi à me venger de ma soeur (qui a passé "notre" enfance à me foutre la trouille !) en me planquant dans un recoin de ce qui fût un cloitre, quand elle est sortie de la salle de bain, pour lui faire peur. ça a très bien marché, et je ris encore du cri de terreur qu'elle a poussé. J'avoue tout de même que je redoutais qu'elle ne me rende la pareille : il y a une sorte de souterrain très sinistre, juste à côté de la porte de nos dortoir, et j'ai eu le tort de lui dire que ce n'était pas vraiment rassurant. Heureusement pour moi, le froid l'a fait se terrer au fond de son sac de couchage au lieu de jouer au fantôme de je ne sais quel moine pervers du moyen-âge...

Au-dessus de ce piton où nous sommes, le vent souffle dans les vieilles tours, et j'attends l'arrivée de nos amies les chouettes, histoire de corser l'ambiance des lieux. Demain, Montbrison...Horreur ! une VILLE !! avec des bagnoles, du monde, du bruit, des odeurs d'essence...je ne sais pas si je vais supporter ça, après 3 semaines de solitude dans les forêts !

"Tout au long des longues longues plai-ai-nes.."


Après les jolis monts , voici une journée entière de plat  : si Chantal qui marche en  est ravie, moi je regrette les collines. Ce matin, pour revenir à Pommiers récupérer la voiture, goudron à perte de vue (enfin : six kilomètres seulement), acompagné de chaque côté par une rigole de...purin. J'ai encore l'odeur du lisier dans le nez. Je croyais la France profonde plus propre et plus respectueuse de l'environnement, encore une illusion qui tombe.
Et, à moins de 1 km du Prieuré, dont les tours semblaient hier si imposantes, je ne les voyais même pas, elles étaient cachées par un simple rideau d'arbres. Nous n'avons pas l'habitude des plats pays et des routes qui poudroient longuement sous un soleil de presque été .
Je me suis arrêtée (pour la sieste) auprès de la réserve ornithologique de Biterne, qui est..fermée. J'attends Chantal, pour aller avec elle voir la Bastie-d'Urfé, qui, elle aussi, est..fermée...Ouverture ce WE, pas de chance, on est trop tôt dans la saison pour beaucoup de  sites historiques ou culturels, ou même pour certains hébergements. Il faut dire que le froid de cet hiver a fait beaucoup de dégâts pas encore réparés (en particulier pour les conduites d'eau).

Je laisse à Chantal le plaisir de raconter notre étape d'hier soir, et notre début de matinée !
Je vais seulement dire que j'ai marché nuitament dans une merde de chat déposée devant notre chambre par un des félins de la maison, et que j'ai donné le biberon à une adorable petite agnelle de trois semaines, qui s'était malheureusement roulée dans la bouse de vache avant d'entrer dans la salle à manger pour pisser et réclamer pitance...C'est une petite abandonnée par sa mère, qui ne s'occupe que de son jumeau, et que la fermière nourrit au biberon . Trop trop mignonne!! on l'a baptisée ce matin "Hortense"( il fallait un nom en H et on n'était pas inspiré..) .Voilà un endroit réservé aux amis des bêtes exclusivement.

Ah, oui ! j'ai oublié de dire que Maître Renard n'a pas aimé Balavoine, les canards sont sains et saufs...

mercredi 28 mars 2012

Mercredi 28 mars : encore de vielles pierres...




L'étape d'hier soir, à Saint-Jean-Saint-Maurice, était vraiment magnifique : vieux bourg du XII° siècle, avec les restes d'un vieux château médiéval dominant la Loire (et ses gorges), et surtout une église qui possède encore des fresques superbes du XII° siècle, dont on parviendra peut-être à vous montrer les photos (de travers, probablement).
On a marché ce matin, et je suis allée jusqu'à un village qui s'appelle Bully (voir photo). Il y a aussi plein de lieux-dits qui s'appellent "les Salles", mais on n'a pas eu l'idée assez vite de prendre des photos. J'ai aussi une photo qui prouve que Saint-Point existe aussi en dehors de la Franche-Comté (c'est d'ailleurs là qu'est enterré Lamartine).
Et ce soir, chambre d'hotes dans une ferme, et quelle ferme ! des poules en pagaille, des coqs, des pitades, des chèvres, quatre chiens dont un certain "Jules" qui mord éventuellement, et bien sûr des charollais qui vêlent , et aussi un renard qui veut manger les canards de la mare. Heureusement, l'adorable fermière lui fait écouter la radio (!), et le renard ne vient plus s'attaquer aux canards. Ce soir, Renard et canards ont eu droit à du Balavoine...
On a aussi mangé (trop), et c'était vraiment bon. La suite demain, j'ai trop sommeil.

mardi 27 mars 2012

Une belle rencontre...

C'est un peu le mot rabâché par tous ceux qui écrivent sur ce périple vers Santiago, mais pourtant, il arrive que ça soit vrai !
Une heure de grimpette sur un chemin étroit et rudement cabossé, et j'arrive, rouge comme une tomate, suante et soufflante, devant une maison dont la porte s'ouvre aussitôt sur un fauteuil roulant. Un type assez jeune, avec de beaux yeux bleus, une patte folle à gauche, et la droite coupée à mi-cuisse me propose un café : il m'a vue escalader la montagne qui débouche à côté de sa maison. Il va partir pour Compostelle dans moins d'un mois, avec son jeune comtois de 5 ans qu'il a dressé à l'attelage...(Je vois déjà Maxime lever les yeux au ciel  en imaginant la conversation qui a suivi...). On échange des adresses, je lui parle de Frédéric Aguillaume, de l'association, des championnats de France d'équitation handisports, bref...ça dure, ça dure, et je sais que quelque part,plus loin,  Martine piaffe en m'attendant...
A midi, petit repas sympathique dans une auberge : pour une fois qu'on en trouve une ouverte !! Et Martine s'interroge sur l'opportunité d'investir dans un bébé comtois, qu'elle dresserait à porter ses bagages lors de ses futures pérégrinations dans les alpages helvètes où elle aime à aller chanter des youkaidi-Aida et verts pâturages...

Bref...ce soir, le gîte est confortable, chauffé, et mentionne des informations capitales pour nos pieds :
- Le Puy est à 148, km, Saint-Jean-Pied de Port à 887 Km...Et Santiago à 1678 km...On est tombé sous la barre des 2000 ! tout va bien, et je vous embrasse !

Mardi 27 mars : longue étape pour Chantal


Mardi 27 mars :  20 bons kms pour la marcheuse ! (Haon-le-Chatel/Saint-Jean-saint-Maurice)

Etape longue pour Chantal, avec des creux et des bosses. A elle d'en parler, car ma journée à moi n'a rien eu d'exceptionnel, excepté le merveilleux temps. Dans deux jours , je largue la voiture, que je vis vraiment comme un "fil à la patte".
Chaque jour, on s'allège un peu : beaucoup d'objets que l'on croît indispensables finissent au fond de mon coffre de voiture et y resteront. Ma cousine Agnes a vécu une semaine en Tunisie avec ce qu'elle avait sur le dos (valise égarée), alors!..
Pour ceux qui envisagent de faire la route, voici, seulement pour exemple, ce que je vais garder dans mon sac à dos (il sera sur le Trollix, mais comme je n'ai pas confiance en ce chariot,je préfère avoir le minimum au cas où je doive porter mon sac):
- 3 T-shirts manches longues, qui servent à tout : sous-vêtements s'il fait froid, vêtements sinon, et même pyjamas.
-2 pantacourts de marche, dont un très léger.
-trois fois slip+soutien-gorge.
-deux pulls polaires pas très épais
-mon anorak (à cause de l'Aubrac, et parsqu'on est seulement en mars)
-trois paires de chaussettes ("Double": 2 , plus une paire en laine et soie parsque j'ai les pieds délicatement glacés le soir, et qu'il n'y a pas de raisons de se priver de ce petit luxe)
-casquette, (mais déjà perdue), gants, un truc chaud pour les oreilles
-minimum pour la toilette, et ça c'est dur: un savon, de la crème qui sert à tout (levres, mains, pieds, visage...), crème solaire ++++,dentifrice,brosse à dents,une seule serviette super essuyante, déodorant, ET C'EST TOUT !
-mon mini-ordinateur (1kg200..), sac de couchage et sac à puces
-un très minimum de pharmacie et mon produit à verres de contact.
Ouf ! c'est déjà beaucoup..Ajoutons les documents genre cartes, guides et autres, et l'eau, et un minimum de nourriture.
Voilà ! vous pouvez venir !

lundi 26 mars 2012

26 mars...version de la soeur qui fait tout à pied

Une bien belle journée dans la France (très) profonde ! ça sent le fumier à pleins naseaux, et souvent on en a même jusqu'au-dessus des godillots, quand les chemins sont les mêmes pour les vaches et les pèlerins. Suffit juste de pas glisser. Les petits veaux sont nés, ça caracole à tout va dans les prés, sous le regard pétillant d'intelligence des mères
Au moment où nous terminions notre petit casse-dalle sur la place de l'église de je ne sais plus quel village, "le saint" a fait son apparition, et s'est incliné profondément devant la croix, appuyé sur son véritable bâton de pèlerin. Echange bref de regards entendus des deux soeurs...et ça n'a pas loupé, le jeune homme s'est approché après avoir repéré la coquille saint Jacques attachée à mon sac.Charmant, mais passablement allumé..Je crois que Martine y est allée de son interprétation personnelle : je la partage. Le jeune homme teste le Dieu auquel il croit, pourvoyeur de nourritures terrestres et spirituelles pour les humbles et les affamés. Visiblement, il n'est pas déçu, puisqu'effectivement, il arrive à voyager avec rien...Un regard sur la couleur verdâtre du jambon cru qu'il roule sur du pain (à peu près encore en état) me conforte dans l'idée qu'il vaut tout de même mieux avoir quelques euros en poche...(*)
Nous quittons le jeune homme qui va prendre un peu de repos avant d'affronter la seconde partie du trajet quotidien et je fonce devant, en espérant qu'il ne me rattrapera pas. Avec un vague sentiment de honte, certes...Mais j'ai un peu de mal avec les fanatiques de tout poil et je ne me voyais pas passer trois heures à entendre un prêche alors qu'il y avait plein de choses terrestres à admirer, qui ne demandent aucune compétence particulière...
Alors que je rapportais au gîte le thé préféré de ma soeur et quelques babioles à grignoter, je l'ai vu apparaître à l'angle de la place, tourner sur lui-même, et repartir...plus loin...

Nous sommes seules dans une immense maison transformée en halte pour marcheurs. Sympa, mais très crasseux.Ceux qui nous ont précédés ont "oublié" de vider leurs poubelles, et doivent ignorer qu'on peut rincer sa douche après usage....histoire de respecter un peu les suivants...J'ai l'impression qu'on va devoir s'y habituer !

(*) " moins de bon dieu et plus de pognon", c'est notre credo du jour.signé Martine

LUNDI 26 MARS à Saint-Haon-le-Chatel


Lundi 26 mars:   Noailly - Saint-Haon-le-Chatel

Changement radical de paysage: on quitte les forêts pour les prés. On a vu le printemps bondir d'un seul coup sous nos yeux ! un jour, les arbres sont tout noirs, le lendemain, il y a plein de petites feuilles, et ça fait comme un "brouillard" vert fluo partout ! et les fruitiers sont tous  en fleurs..gare aux gelées nocturnes ! mais il n'y en a plus, je suppose qu'on est trop bas dans la vallée, et peut-être même déjà ..au Sud ???
C'est doucement vallonné, avec beaucoup de bovins dans les champs..Les fermes sont dispersées, énormes et très "sales" : fumiers, vieilles carcasses de voitures, etc...
Et il y a plein de viandes sur pattes (charollais) . Et là, j'ai envie de devenir végétarienne (déjà que je n'étais pas portée sur le steack..):  soit la viande patauge dans dans la boue, (car les bêtes sont tellement nombreuses dans un espace très petit, donc il n'y a plus d'herbe) , soit les viandes sont rangées dans des sortes de guillotines où elles passent la tête pour manger, tandis que le patron passe derrière, côté queues, avec un tracto-pelle pour ramasser le fumier...  Quand je pense aux belles vaches bien traitées de mon voisin Alain à Chay , aucun point commun... (mais je ferais pas un peu de chauvinisme, là ?)
Et j'ai beaucoup pensé à Ginette et à son petit appareil magique à tenir les chiens en respect : chaque maison a son animal , de préférence gros et pas obligatoirement gentil, même si on lui parle très doucement en le complimentant pour son bon travail de gardien...
 Ce matin, j'ai accompagné Chantal un bon bout de route, mais le retour pour récupérer la voiture (sur le goudron) n'était vraiment pas génial. Donc, dès qu'on sera à BOEN, je laisserai la voiture près de la gare SNCF et enfin je ferai toutes les étapes à pied jusqu'au Puy-en-Velay.J'aurai bien obéi à la faculté, puisque ça fera presque 20 jours sans marche.
A midi,première rencontre avec un allumé de dieu, un jeune homme qui se prend pour saint François d'Assise (pour être honnête, j'avoue interprèter un peu ses paroles, mais l'idée y est ) :  il part sans un sou , car il n'en a pas, et aussi pour vérifier si la providence va pourvoir à ses besoins..Il dort chez les gens, on lui donne plein de nourritures (terrestres) et lui il partage ses convictions (non terrestres)..Gentil, le garçon, mais..
La jeune femme qui s'occupe de notre gîte du jour (très bien) dit qu'elle voit passer un paquet d'originaux, et plein de pétasses sans bagages "qui font Compostelle", et qui ne sont pas très sympatiques. Ca promet...


Pour ceux qui ont envie de venir :


-Ce prochain WE, nous serons autour de Montbrison (au nord ouest de Saint-Etienne).

-Ensuite c'est le WE de Pâques ET le début des vacances scolaires de la région Auvergne !! nous espérons être au Puy-en-Velay, et à mon avis , les places en gites seront rares, donc à négocier très vite.

-Le WE du 15 avril, nous devrions être en plein Aubrac, genre "Aumont-Aubrac" : idem, les places vont être prises d'assaut, car c'est aussi le début des vacances de printemps des parisiens... Mais là, ça va être chouette, surtout s'il fait aussi beau que ces derniers jours.

dimanche 25 mars 2012

Lilian nous avait prévenus....

Il était un petit homme qui voulait se promener en forêt, par ce beau samedi de Mars. Sûrs de nous, nous sommes partis les mains dans les poches vers le bois des Espinasses. Une boussole ? bah non, pourquoi faire ? Une carte de la forêt ? Pas besoin !
Et les balises se sont évaporées comme peau de chagrin...et le chemin s'est fait sentier, puis...a disparu.
"j'ai comme un mauvais pressentiment", a murmuré Lilian aux 3 nigauds d'adultes que nous étions.
Les 3 nigauds ont souri finement, mais ils étaient bel et bien complètement à l'ouest, au sens propre et figuré. Pas de méchants loups dans le sous-bois, mais une bonne heure d'errance, quelques assauts de barrières pour traverser un champ -j'ai toujours peur de ce genre d'intrusions dans les pâtures, pour avoir rencontré parfois quelques taureaux peu amènes.- et arrivée penaude dans le jardin d'un homme fort sympathique qui nous a ramenés à la voiture...4 Km plus loin...
Il avait raison, le petit Lilian...Sûr qu'il n'oubliera pas, lui, qu'on doit toujours prendre des petits cailloux dans sa poche pour retrouver son chemin quand on folâtre dans la forêt !

J'ai savouré ce dimanche de pause. Premier arrêt depuis le départ, mais aussi (surtout !) le plaisir de revoir mes enfants (les 3 !) et Cristina et une partie de sa petite famille.
Et puis il faisait beau, et puis nous avons vu de si belles choses...

Demain je reprends mon petit bâton de pèlerin.


Dimanche 25 mars : tourisme et pause



Journée ensoleillée, comme d'habitude. Nous étions six hier soir au gîte : Charles-Louis, Toufik,Maxime, Cristina et nous.
 Presque pas de sommeil dans le dortoir "des filles", à cause de l'éclairage municipal a giorno !... les garçons ont ronflé, (donc dormi ?).
Visite de Charlieu, petite ville avec de beaux restes médiévaux, dont l'abbaye (superbe), et le couvent des Cordeliers (somptueux). Charles-Louis a fait des photos sûrement très belles, à voir plus tard.

Mais un dimanche midi à Charlieu, quand la messe est dite et que le bourgeois charlieusien  a acheté à la célèbre patisserie Pralut la fameuse "praluline" du dimanche, il rentre chez lui et  il n'y a plus personne dans les rues , et pas un restaurant ouvert. Ni les musées, ni rien d'autre d'ailleurs...Heureusement qu'il faisait beau.

La praluline est une brioche garnie de pralines roses : c'est meilleur que ça n'en a l'air, mais ça colle et ça fait des taches roses quasi-indélébiles.

Ce soir, tout le monde est reparti, et nous nous retrouvons bien seulettes dans notre grand gîte.

Demain, étape vers Saint-Haon-le-Chatel ("beau port de mer", aurait dit ironiquement notre mère !!), soit environ 17 km, mais pas beaucoup de dénivelé, sauf à l'arrivée (200 m d'un seul coup)