Carte du "camino frances"

http://www.chemins-compostelle.com/Leschemins/Camino%20frances%20carto.html

samedi 17 mars 2012

Samedi 17 mars....Au soir !

OUF !!! Il n'est pas encore très tard, et rien ne m'assure qu'il ne va plus rien arriver avant minuit, c'est bien ce qui m'inquiète !
Départ ce matin sur les traces de mes vieux souvenirs de vendanges avec Marguerite...Mercurey, et surtout, le "Meix Foulot" (suis plus très sûre de l'orthographe) où nous occupions une petite maison au milieu des vignes de Paul de Launay.
Je n'avais pas le souvenir d'une telle grimpette pour y arriver. Ce n'était qu'un amusement par rapport à ce qui a suivi. 3 heures de grimpée infernale dans un étroit chemin plein d'énormes cailloux bien lisses et bien glissants par endroits, qui ne serpentait même pas, non...Il piquait tout droit vers ce que je pensais toujours être "le sommet" et qui ne l'était jamais. En haut, il y avait immanquablement  une toute petite courbe, suivie d'un nouvel envol encore plus raide.
Et tout en haut, un grand plateau herbeux où il fallait se diriger au pif parce que les balises, ben elles n'existaient pas...J'ai franchi une barrière de pâture à plat-ventre : sur le guide, il était précisé qu'il fallait bien la refermer derrière soi. A condition de pouvoir l'ouvrir, ce que je n'ai jamais réussi à faire. A plat-ventre, donc, et aux aguets, en priant pour que les occupants des lieux soient des équidés et pas des bovins. Je me voyais mal jouer au torrero en habit de lumière toute seule au milieu de l'arène, et plus mal encore piquer un cent mètres haie dans les alpages.
J'ai cherché où les sadiques qui balisent les chemins avaient pu peinturlurer un signe quelconque sans succès, et n'écoutant que mon sens aigu de l'orientation, j'ai piqué au sud-ouest en surveillant  le soleil du coin de l'oeil. Si il se cachait, j'étais cuite. Par précaution, j'ai activé le GPS de mon téléphone. Pas la peine qu'un régiment entier parte à ma recherche en pleine nuit !
Evidemment, pas âme qui vive dans le coin. Pour de la solitude, c'était de la solitude ! Enfin, l'effort a payé, et au bout d'un moment que j'ai tout de même trouvé assez longuet, j'ai aperçu l'amorce d'un toit en contrebas. Suffisait de redescendre un pierrier bien casse-gueule pour reprendre pied dans la civilisation.

Je me croyais tirée d'affaire pour la journée : c'était compter sans la pieuse soirée à Saint-Désert le bien nommé....Par...disons..." respect"  pour la collectivité des nonnes qui nous hébergeaient, j'ai assisté à la "petite" prière du soir dont Martine n'a fait qu'entendre les échos depuis le dortoir où elle s'était prudemment retranchée. Bien mal m'en a pris...la petite prière a bien duré une bonne heure et demi, assise sur une sorte de petit pouf en bois raide comme la justice, avec rien dans le dos pour s'appuyer...C'était comme le chemin raide du matin : toutes les fois qu'elles terminaient une prière, je croyais que c'était la dernière et PAF ! erreur, il y en avait encore une derrière la côte. J'ai retenu un soupir de soulagement quand le supplice a pris fin, et j'ai remonté quatre à quatre les marches qui montaient au dortoir, m'apprêtant à canarder ma soeur à coups de godasses  au moindre ricanement.

Loin d'être terminée, la journée-choc de la semaine s'est poursuivie par une visite by night de cette bourgade de rêve qu'est Saint-Désert, à la recherche de quelque chose qui puisse ressembler à un restaurant, ou même un simple café, mais non..Il a fallu sortir du Désert pour dégoter une sorte de Pizzeria où finalement nous avons pu nous restaurer.
Au retour, les grilles du couvent étaient fermées....Quand je dis que certains matins, on devrait rester au fond de sa couette et laisser les autres s'enquiquiner, hein !
ça ira mieux demain  !

1 commentaire:

  1. Et bien, sacrée journée ! C'était pour fêter la fin de ma première semaine sans doute.
    Quand je t'imagine Chantal en train de ramper sous la barrière, à la messe... *rigole*
    Et vous avez escaladé les grilles ou une des nonnes est venue vous ouvrir ?

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