C'est un peu le mot rabâché par tous ceux qui écrivent sur ce périple vers Santiago, mais pourtant, il arrive que ça soit vrai !
Une heure de grimpette sur un chemin étroit et rudement cabossé, et j'arrive, rouge comme une tomate, suante et soufflante, devant une maison dont la porte s'ouvre aussitôt sur un fauteuil roulant. Un type assez jeune, avec de beaux yeux bleus, une patte folle à gauche, et la droite coupée à mi-cuisse me propose un café : il m'a vue escalader la montagne qui débouche à côté de sa maison. Il va partir pour Compostelle dans moins d'un mois, avec son jeune comtois de 5 ans qu'il a dressé à l'attelage...(Je vois déjà Maxime lever les yeux au ciel en imaginant la conversation qui a suivi...). On échange des adresses, je lui parle de Frédéric Aguillaume, de l'association, des championnats de France d'équitation handisports, bref...ça dure, ça dure, et je sais que quelque part,plus loin, Martine piaffe en m'attendant...
A midi, petit repas sympathique dans une auberge : pour une fois qu'on en trouve une ouverte !! Et Martine s'interroge sur l'opportunité d'investir dans un bébé comtois, qu'elle dresserait à porter ses bagages lors de ses futures pérégrinations dans les alpages helvètes où elle aime à aller chanter des youkaidi-Aida et verts pâturages...
Bref...ce soir, le gîte est confortable, chauffé, et mentionne des informations capitales pour nos pieds :
- Le Puy est à 148, km, Saint-Jean-Pied de Port à 887 Km...Et Santiago à 1678 km...On est tombé sous la barre des 2000 ! tout va bien, et je vous embrasse !
Dommage quand même de pas pouvoir mettre un j'aime ou un +1 à vos récits ;).
RépondreSupprimerPetite remarque au webmaster :)
RépondreSupprimerS'il y avait moyen de coller votre parcours à celui du chemin vers Compostele et de pouvoir ouvrir la carte en plus grand :).
Ou alors je n'ai pas trouvé.
J'avais imaginé que Trollix était un âne. Mais en voyant la photo des essais, j'ai compris mon erreur. Plus pratique qu'un comtois tout de même.
RépondreSupprimerOulà.. reste ces 1678 km... mais ça fait... diantre... 5165620 pieds...
Mais il y avait...2050 Km au départ de Besançon, alors je me dis que finalement, le plus dur est fait : se mettre en route ! Bon, peut-être pas vraiment, mais ce qui me semblait, avant de partir, être un véritable challenge me semble maintenant réalisable sans être un authentique pratiquant de la randonnée pure et dure (que je ne suis pas ^^)
RépondreSupprimerJ'adore découvrir les régions au rythme lent du marcheur. J'aime voir les clochers très loin, et approcher des villages, les traverser lentement en prenant le temps de regarder. On voit tout ce qu'on ne peut pas voir en voiture...un véritable plaisir...que je ne soupçonnais pas !
Pour le pratique du trollix, on verra d'ici quelques jours, quand ma soeur sera en action, attelée à l'engin...parce que de ce que j'ai déjà pu franchir comme chemins, j'ai quelques craintes ^^...Certains sont tellement étroits et raides, quand ils ne sont pas transformés en torrents, que je me demande si un bon petit âne ne serait pas plus à l'aise ! (j'aime les ânes ^^ il y en a plein ici, d'après ce que je constate ! )
Oui, le corps prend son rythme, le mental aussi peut-être.
RépondreSupprimerAussi j'ai souvenir des retours de randonnées de plusieurs jours où d'un coup le corps demande la reprise de la marche, du rythme qu'il avait pris.
C'est très bien les ânes et d'ailleurs il y en a qui font ce chemin avec un âne.
Je me suis demandée lors de la chute de votre sœur, si elle avait le Trollix d'accroché, et que celui-ci ait bien pu accentué la chute. A voir sur la photo, il y a cette barre qui va forcement pousser lors d'un déséquilibre. Oui, cet engin doit être parfait, mais que sur route.
Prenez soin et belle continuation.
La Bretagne m'appelle pour après Pâques et le manque est si fort, avec ces 2 semaines au pays de notre cher Sauvage, au lieu d'avoir dansé avec ma mer.