Petite étape d'à peu près 16 km, avec quelques rudes montées dans des sentiers étroits et quelques descentes pas trop pénibles -par rapport aux jours précédents, où il y avait de quoi se rompre le cou dans des chemins devenus lits de ruisseaux bien glissants- Mais sapristi, quelle froidure !!! Mêmes les arrêts "techniques" derrière les buissons se sont fait plus que rares.
On a passé la plus grande partie du trajet à espérer atteindre un endroit habité, genre un village, ou même un petit hameau, où par miracle il y aurait quelque chose qui ressemble à un café. Histoire de se réchauffer un peu et trouver de quoi manger, mais non..c'est aussi désertique que l'Aubrac, mais en plus vert....Il a fallu se contenter de vieilles barres-repas qui traînaient dans mon sac depuis plus d'un mois. Martine a bien ronchonné en décidant qu'elle avait absolument horreur de ces trucs là, il n'empêche qu'elle a bel et bien fermé les yeux et ouvert le bec !
On a longé le Lot pendant une ou deux heures avant de le quitter pour grimper jusqu'au sommet de je ne sais quelle colline et arriver sur un plateau (Quercy ?) où le vent a failli avoir raison de nos doigts gelés. Et je ne parle pas des nez couleur aubergine, ni des oreilles...Une chance si on revient avec ces appendices en bon état ! On a malgré tout eu de la chance d'avoir déjà traversé l'Aubrac, parce que ceux qui étaient derrière nous se sont retrouvés dans la neige, parait-il...
Mais comme on sait que personne ne viendra nous chercher, on n'a pas autre chose à faire que mettre un pied devant l'autre. On s'affale simplement à l'arrivée, en cherchant un coin de radiateur un peu chaud. C'est pas toujours le cas, surtout ces derniers jours, où même les salles de douches ne sont pas chauffées. Dur !
Demain, une vingtaine de km (moins 4° annoncé) pour rejoindre Conques...l'arrivée par le chemin de St Jacques est parait-il spectaculaire et le dénivelé aussi...Je serai seule, puisque Martine va se cogner 4 ou 5 heures de "malle postale" pour aller rechercher sa voiture au Puy et la même chose pour revenir vers Figeac...Journée bien remplie pour l'une comme pour l'autre. En prévision, ma soeur chérie a illico décidé de ne pas déroger à ses habitudes : elle dort déjà du sommeil du juste. Je vais tenter de faire pareil.
Depuis la Bretagne, au journal de 20h, je vois la neige qui s'est abattue en masse et je dis bien abattue sur de nombreux endroits en France et je pense à vous.
RépondreSupprimerJ'ai vu que chez le sauvage il a fait 23° hier... mais c'est le monde à l'envers.
Hier matin, il faisait 1° à cet endroit où la mer turquoise se mélange aux rochers roses, un vent du nord qui vous traverse et vous glace comme jamais je n'ai même eu en février où je me suis parfois baignée tant il y avait de douceur.
Conque... et ses vitraux contemporains qui sont en pleine harmonie avec le lieu.
Déjà Conque, belle progression !
Vous allez vers la chaleur et le soleil.
Prenez soin de vous mes dames.
Sur les routes abandonnées, coquillages et marche à pied...
RépondreSupprimerBonne route et bon courage à vous deux !!!
Merci à vous deux pour vos encouragements ! A vrai dire, on finit par marcher par habitude, comme une seconde nature. Je ne sais pas si le fait de savoir qu'on n'a pas le choix de faire autrement agit ou non sur "le moral", mais à aucun moment je ne me suis dit que c'était infaisable. Je changerai peut-être d'avis quand le soleil des hauts plateaux de Castille me tapera sur le caisson (j'ai trouvé pénible la traversée de la Bourgogne en plein cagnard...je ne savais pas encore qu'il était tout aussi pénible de lutter contre le froid ^^)
SupprimerEt oui, j'ai trouvé aussi les vitraux de Soulage harmonieux : par une chance absolument insensée, je suis arrivée à Conque en début d'après-midi, et avec le soleil qui frappait ces vitraux et c'était somptueux !
Oui, tout ce travail de Soulages sur la qualité des transparences qui joue sur les épaisseurs, je trouve que c'est dans l'harmonie d'un espace roman.
SupprimerPas comme ceux qui ont été fait à Reims récemment... des vitraux qui vous explosent aux yeux et tuent tout ce qui est autour y compris ceux de Chagall.
J'ai un faible pour les vitraux de René Dürrbach à la basilique de Charleville Mézières que j'ai eu le temps d'admirer en long et en large avec moult explications d'un de ses amis, le sculpteur Michel Gillet.
Peut-être connaissez-vous ceux de l'église d'Épenoy dans le Doubs du même artiste ? Je ne les ai jamais vu.
Le verre, ce matériau que j'ai commencé à travailler depuis peu est si attirant presque envoutant.
Le temps se réchauffe, ça va être plus agréable.
Belle continuation.