Carte du "camino frances"

http://www.chemins-compostelle.com/Leschemins/Camino%20frances%20carto.html

jeudi 5 avril 2012

Jeudi 5 avril, retour brutal à la civilisation


5 avril, retour brutal à la civilisation (Chantal)
Après une arrivée qu'on peut tout à fait légitimement qualifier de triomphale dans la jolie petite bourgade du Puy en Velay, nous avons passé notre première nuit en collectivité. Type internat dans les années 30. Dortoirs, extinction des feux à 21 heures, fermeture des portes à 22 heures, réveil-matin à 6 heures, petit déjeuner à 6h30....sans oublier  la "mise en commun du repas du soir", la veille : Martine et moi avons mis en commun, oui. C'est à dire qu'en fait, nous avons nourri allègrement avec nos maigres réserves tous les pèlerins qui se mettaient autour de la table, vu qu'aucun n'avait eu l'idée (l'envie ?) de faire des emplettes à part nous !
On ne nous y reprendra plus, promis juré !
Je fus la dernière réveillée, la dernière levée, et la dernière partie. Le matin, j'aime qu'on me foute la paix, et ce ne sont pas les youkaïdi-Youkaïda des pèlerins fraîchement arrivés en voiture au Puy pour 15 jours de marche dans l'Aubrac qui allaient perturber ma légendaire mauvaise humeur du réveil à l'aube. Pas lavée, pas coiffée, j'ai avallé un café  à toute vitesse avant d'escalader les 150 marches qui conduisent à la cathédrale pour assister  à  la bénédiction des pèlerins
Nous avons tourné le dos au chemin de Compostelle pour aller prendre le train de Saint-Etienne : la pause de la semaine consiste donc à aller récupérer la voiture à Montbrison et revenir au Puy pour la mettre à l'abri dans un parking gardé (Martine craint qu'on ne lui fracasse ses portières pour s'emparer de "son précieux" : Mister Troll X !)
Le petit voyage entre le Puy et Montbrison via Saint-Etienne va nous occuper une demi-journée. C'est presque aussi rapide qu'à pied !  C'est pas beau, le modernisme ? Mais ne raillons pas la SNCF : ils ont une salle d'attente chauffée, et on repose nos orteils éplorés par tant de km sur les chemins. Et puis Martine a besoin d'une 6° paire de chaussures, et tant qu'elle y est, d'une paire de tongs, ce qui fera 7 depuis le départ. De mémoire de mes nombreuses lectures sur le pélérinage de Compostelle, aucun pèlerin n'aura éclusé autant de godasses qu'elle. Je la proposerai pour le livre des records dès mon retour.

2 commentaires:

  1. Sourit aux aventurières du chemin.

    Et si elle choisissait des sandales de marche ?
    Possible que chaque orteil puisse faire respiration à leur rythme propre... et mieux survivre...

    Bon.. bon, c'est pas moi qui marche...

    Aussi, le Puy est enfin un endroit que j'ai en commun avec votre périple... je crois même que j'y étais lors du 15 août... la même année 1976.
    Et là, c'est une véritable folie, j'ai même eu peur de cette foule.
    Je me rappelle aussi une sorte de chapelle sur comme une aiguille de roche, ou alors je mélange mes souvenirs

    Bon courage pour la suite du chemin, je vous suis pas à pas en pensée.

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  2. Euh... j'ai mal vu ou compter, mais quand j'arrive, vous serez plus près de Moissac que de Figeac en fait ?

    Si je tiens compte de ça :
    http://www.chemins-compostelle.com/Leschemins/leschemins.html

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