Carte du "camino frances"

http://www.chemins-compostelle.com/Leschemins/Camino%20frances%20carto.html

samedi 21 avril 2012

Samedi 21 avril, à Limogne en Quercy



Ce matin, marche forcée pour cause de ...pluie diluvienne et ininterrompue : pas le moindre abri pour faire la pause, donc nous avons marché sans nous arrêter jusqu'au but, cette petite ville de Limogne (15 kms au moins).
Nous avons traversé un petit bout du parc régional naturel du Quercy, certainement plein de charme, avec beaucoup de murets anciens de pierres sèches, et beaucoup d'arbres (j'ai reconnu quelques chataigniers, et des chênes ? pour les truffes ?). Pas un seul village sur 14 km ! ni même une maison, ni une cabane..donc, pas de pause café, bien sûr.
Il y a ce jour un petit festival écolo à Limogne , j'ai raté la conférence sur les toilettes sèches...

 Nous retrouvons au gîte les mêmes personnes, plus ou moins , que les jours précédants. C'est ainsi que c'est un des marcheurs qui a fait nos courses au village pour ce soir (nos chaussures sont mouillées, et lui il semblait avoir besoin d'activité..) : j'espère qu'il va aussi faire la popotte, il a prévu omelette, salade, jambon et yaourts, plus une bonne bouteille de Cahors et de l'apéro ! (5 euros par personne, rien à dire).

Voici la journée-type d'un "pèlerin" (beaucoup de guillemets, car nous rencontrons finalement surtout des randonneurs, heureusement. Quand ils ont des cheveux blancs et tout le matériel "Vieux Campeur", méfiance, ça pèlerinerait plutôt davantage..) :
-lever précoce, vers 7 h, car petit-déjeuner souvent vers 7h30, et encore : certains le réclament encore plus tôt ! Les vrais pèlerins sont dans les starting-blocks aux aurores, 8h maxi. Nous, nous sommes toujours les dernières à partir, mais à 9h maxi nous sommes déjà sur le chemin...jusqu'au premier bar, pour notre premier café-pause du jour. SI il y a un bar ou un troquet !!! car, comble d'horreur, le café-bar-tabac se fait rarissime en France profonde !! il est souvent fermé, ou "à vendre", ou tout simplement disparu.C'est triste.
-marche ensuite, assez longtemps, car c'est le matin qu'on se sent  le plus dynamique.Vers 13 ou 14 heures, selon notre faim, nous pique-niquons, sans originalité : pain, jambon ou thon, pas grand'chose car il faut le porter en plus du reste .A ce sujet, nous avons pesé nos sacs dans la gare de Saint-Denis-près-Martel (il y a tout, dans cette gare..): 7.5 kg pour Chantal, 8.5 kg pour moi (c'est peut-être le petit ordinateur qui fait la différence, mais aussi , elle a acheté des choses en raison de leur poids, alors que j'ai pris ce que j'avais dans mes placards).
-On arrive assez tôt aux gîtes, vers 15 ou 16 heures, parfois plus tôt, hier plus tard par exemple. La plupart du temps, dans la matinée, on appelle le gîte pour réserver nos lits, au cas où... Hier, j'étais fatiguée, j'avais décidé que si le gîte n'était pas "trois étoiles", je partais en taxi à l'hôtel de luxe le plus proche , à n'importe quel prix. Mais le gîte était absolument parfait, nous étions seules dans notre chambre, c'était propre, l'eau des douches était bouillante, bref : le rêve, pour 12,50 euros par personne..C'est rare, quand même. Mais ce soir aussi, c'est la classe, c'est chauffé, c'est propre et c'est..10 euros par personne.Et nous sommes seules dans la chambre.Et l'apéro nous attend !
-Après l'arrivée au gîte,après les courses, la toilette, etc..,  il faut encore faire sa petite lessive...et trouver où l'étendre, quand on sait que 10 ou 20 personnes lavent toutes leurs sous-vêtements et leurs chaussettes. Voilà pourquoi le chauffage prend chez le pèlerin moyen une si grande importance...
-Ensuite, la soirée n'est pas longue ! le pèlerin moyen copine un peu à table, et se couche à 21 heures au plus. Inutile de dire que si ces horaires me conviennent parfaitement, Chantal frémit d'horreur à l'idée de s'endormir aussi tôt ...Après, le plus dur reste à faire : s'endormir, même si la couverture est trop mince, si le voisin ronfle, si le réverbère éclaire la chambre comme en plein jour, etc..etc.. Mais on s'adapte !

Après plusieurs jours à ce rythme, à mon avis, on fatigue, et on a besoin d'une coupure, ou d'un repos, ou de faire autre chose : deux fois, la "coupure" a consisté en une longue quête pour rapprocher la voiture, c'était moyen. Une autre fois, l'étape à Manen a fait une très heureuse diversion.J'attends avec impatience MOISSAC, où l'on a décidé de rester deux nuits,en partie pour visiter et  en partie pour attendre CriCri, une amie de Chantal, qui va venir marcher avec nous quelques jours.

Bon, l'apéro m'attend vraiment , et il va être international : il y a deux canadiennes anglophones (une mère très handicapée physiquement mais qui marche, et sa fille), trois ou quatre allemands (tous : jeunes), et nous, ou plutôt: Chantal, qui en plus d'adorer discuter avec n'importe qui, est quasi polyglotte...(je sens que je vais adorer cette soirée...)

1 commentaire:

  1. Un petit coucou de la Cricri :)
    Merci de me décrire le programme de la journée, bien que j'avais déjà un aperçu après ma visite à Charlieu.
    Je guette la météo avec appréhension...

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