Carte du "camino frances"

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dimanche 24 juin 2012

Epilogue !!!


Dimanche 24 juin…Je suis rentrée le 20 : Procrastination, quand tu nous tiens !  La preuve, je retarde sans cesse le moment de conclure ce blog  en me promettant chaque jour de le faire incessamment et même avant !...évidemment !
Merci à ma bonne vieillotte de sœur d’avoir consciencieusement maintenu en vie ce petit journal que nous avons commencé dès nos premiers jours de grandes randonneuses, et que pour des tas de très bonnes raisons, je n’ai pas pu continuer  ( clavier querty, 2 ordinateurs pour 250 pèlerins, pas le temps  d’écrire, etc… )

Merci à tous ceux qui perdaient un peu de leur précieux temps à lire nos bêtises et trouvaient le moyen de faire des commentaires : c’était un merveilleux moteur pour raconter encore plus de niaiseries et Dieu sait que de ce côté, nous ne donnons pas notre part au chat !
Epilogue, donc, j’ai dit !

Non, non, je ne ferai pas de discours philosophique sur « l’esprit du chemin » : je ne l’ai pas rencontré, il devait se cacher quelque part derrière un bosquet au moment où je passais…Mais c’est une sacrée expérience tout de même, que je recommande vivement aux fêlés de tout poil.
Une évidence pour moi : la vie de nomade me convient parfaitement. Plutôt celle de l’escargot, d’ailleurs,  avec 6 kg de choses indispensables dans la coquille, plus deux bâtons, et  mon bien le plus précieux : mes godasses !!  C’est tout, et ça suffit largement.  Je suis effrayée par tout ce qui remplit mes armoires : on se casse vraiment la tête avec des tas de trucs inutiles…il y a du tri dans l’air, je vous le dis !  

Je modère mes propos : il faut avoir des euros pour partir 3 mois de chez soi.  Pour la partie française, il en faut même beaucoup, mais heureusement  beaucoup moins  pour la partie espagnole.  Le temps des pèlerins qui vivaient de la charité est révolu  mais j’ai tout de même rencontré quelques irréductibles qui se risquent dans l’aventure (3 en 3 mois, qui faisaient la manche devant les églises…je ne vous le conseille pas, ils n’avaient pas bonne mine)
En vrac : quelques conseils pour ceux qui sont tentés par le périple,  quelques cous tordus aux  idées reçues, et quelques confirmations de ce qu’on m’avait dit tout de même avant mon départ ! Je mettrai aussi des photos, quand j’aurai compris comment on fait pour les mettre à l’endroit…C’est pas gagné !
Quelques conseils :
Les pieds !
Si je n’avais pas eu peur de déclencher une émeute, je me serais agenouillée devant mes semelles tous les soirs, en remerciant mon podologue. Si vous voulez ne pas avoir de crampes insupportables, consultez ce Dieu des marcheurs qui vous rectifiera la voûte plantaire et l’empêchera de s’effondrer au bout de quelques centaines de km….
Au lieu d’attendre d’avoir des ampoules, collez un truc sur votre peau là où vous sentez qu’il y a un frottement (et donc une future ampoule). Pareil pour l’arrière des chaussures quand elles commencent à s’effilocher. Un bout de collant, et c’est la fin du supplice.  Le préventif, c’est mieux !  Et le soir, après la douche, bichonnez vos petits petons avec amour, tortillez-vous les orteils dans tous les sens, et les chevilles pareil, avec n’importe quelle crème bien grasse.  On a l’air très bête dans cet exercice, mais c’est fou ce que ça fait du bien !
Le sac à dos (30 litres, Salomon)
J’ai la fierté de dire que le mien faisait des envieux par son poids plume…Suffit de chasser l’inutile, et à ce petit jeu, je suis une experte. Je vous livre le contenu de mon chargement…En déclarant officiellement que je n’ai jamais manqué de quoi que ce soit (J’ai même dépanné des pèlerins qui avaient des sacs énormes, mais justement pas ce dont ils avaient besoin… Des années de scoutisme, ça sert…)Le principe de base est d’équilibrer correctement le contenu.  Et au bout de quelques jours, on ne le sent même plus.
-          Un sac de couchage ultra-light (en France, on fournit des couvertures dans les gîtes. Pas la peine de s’encombrer d’un énorme duvet lourd et encombrant. En Espagne,  il y en a aussi presque partout, sauf là où il fait généralement chaud)
-          Un petit sac de nuit, contenant pyjama (léger ! pas en pilou !!)  et lampe frontale
-          Un sac de fringues de rechange (1 pantalon, 1 T-shirt,  2 paires de chaussettes,  1 pull polaire léger, 3 sous-  vêtements et c’est tout….En arrivant au gîte, on prend sa douche, et on lave ses fringues du jour, qui sont sèches le lendemain matin.  Et on sent bon ! )
-          Une trousse de pharmacie réduite au strict minimum : de l’aspirine !...et du collant pour protéger les pieds (voir plus haut, section « pieds »).  En France comme en Espagne, soit on est moribond et on va consulter la faculté, soit on a un petit bobo de rien et on va à la pharmacie du coin. Pas la peine de prévoir tout ce qui pourrait nous arriver comme horrible chose : du sirop contre la toux,  par exemple, ça pèse lourd dans un sac…
-          Une trousse de bric à brac :  5 pinces à linge, 1 petit nécessaire de couture, 3 épingles à nourrice
-          Un drap de bain (comme les vêtements, en tissus ultra-light)
-          Une petite trousse de toilette : savon de Marseille (pour soi et pour laver le linge),  déodorant, brosse à dents et dentifrice, petits ciseaux,  crème Nivea ou autre, shampoing petit format, peigne, et ça suffit pour être propre et sentir bon ! 

Ça, c’est  pour l’intérieur du sac. Ne pas oublier qu’il faut rajouter au-dessus le pique-nique du jour. Là aussi, il faut bien calculer son coup, et ne pas craquer sur la promotion du super-mercado qui propose 2 Kg de pommes pour le prix d’1 !
Les petites poches de ceinture doivent contenir ce dont on a besoin sans arrêt. J’avais dans la première de l’écran total, un couteau suisse, et une petite cuillère (pour manger mon yaourt du pique-nique !), et dans la seconde le chargeur de mon téléphone (parce que souvent il faut profiter des pauses dans les bars pour le recharger. Vu le monde dans les gîtes en fin de journée, les prises disponibles sont rares ! Pas pour autant qu’il faut vider son sac à dos dans le café pour trouver le chargeur, hein ! )

Les poches latérales contenaient chacune une bouteille d’eau d’un demi-litre…A ce propos, je ne sais pas si les « tendinites » sont le résultat d’un manque d’eau, mais même dans la Meseta, par 40° à l’ombre ( y a pas d’ombre, dans la Meseta, d’ailleurs…) je n’ai jamais du boire plus d’un quart de litre d’eau….et je n’ai jamais eu de tendinite pour autant….je ne conseille pas de ne pas boire, je m’étonne de cette obligation de boire quand on n’a pas soif. Au sujet de l’eau : il existe chez nature et découverte un système de « tuyau » adaptable sur n’importe quelle bouteille. C’est mieux que ces poches à eau qu’on ne peut pas laver et qui deviennent vite débectantes à voir (selon mon sens de l’hygiène, hein ! )

Une banane me servait à mettre ma carte d’identité, mes beaux euros et ma carte bancaire, des kleenex, et mon téléphone. Dans la poche supérieure du sac à dos, guides, credential (indispensable en Espagne pour avoir une place dans les gîtes ! donc doit être accessible immédiatement  à l’arrivée de l’étape !)), gants, casquette,  cape de pluie (attention : prendre une cape avec des manches !!! Sinon, on ne peut pas se servir de ses bâtons sans avoir les bras trempés….souvenir  glacé de l’Aubrac ! )

Et voilà….Fin de l’épilogue 1 !
Il y aura un épilogue 2 avec les photos….Suffit d’attendre !



2 commentaires:

  1. Coucou !

    Alors bienvenue parmi le "monde civilisé" ou presque ...
    J'ai lu avec beaucoup de plaisir toutes tes divagations diverses et variées tout au long de ton périple, avec quelques fou-rires à la clé.
    J'ai bien enregistré tes conseils au cas où un jour, il me prenne l'envie de faire pareil (mais pour ça va falloir que 1) mon patron soit d'accord et 2) que mon banquier le soit aussi, lui ce sera plus compliqué ^^).

    J'espère pouvoir un de ces quatre pouvoir te reparler et papoter un peu aussi avec ta soeur, qui sait, un de ces quatre tu aura peut-être ma visite par chez toi.

    Prends soin de toi et à tout bientôt !

    Patrick

    PS : en parlant de fêlés, tu en as une bonne tripotée qui t'attendent de pied ferme là où tu sais. Mais prends ton temps, un singe penseur veille.

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  2. De suite, on voit la femme d'expérience...
    Prenez soin et j'attends la suite avec impatience... non... patience.

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